Vivis/Vibis-cum, un débat veveysan non résolu

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Selon des manuscrits (retrouvés entre le IIIe et le XVe siècles) relatant l’itinéraire romain dit d’Antonin, guide de voyage de la Rome antique recensant les villes étapes de l’Empire, la cité de Vevey fut longtemps connue sous le nom de Bibiscum ou Viviscum. Certains étymologistes lient ce nom à Biv-i-is , des divinités champêtres.

On a songé aussi au nom de famille Vivius prolongé par – iscus, suffixe qui désigne un lieu. Le plus souvent on a vu dans ce terme la contraction de bivius, deux routes et de vicus, le bourg: Viviscum aurait désigné un carrefour s’ouvrant sur deux voies: l’une conduisant à Lousonna (Lausanne); l’autre à Minnodunum (Moudon).

Dans ce cas, la rivière aurait donné son nom à la ville. Elle connaît deux sources: la Veveyse dite de Châtel, qui naît au col de Belle Chaux ainsi que la Veveyse, dite de Fégire (fougère), issue du Vanil des Artses. André de Giuli, fondateur des Annales veveysannes, privilégie toutefois l’hypothèse de la bifurcation de routes, en rappelant qu’une chartre de 826 mentionne sous le nom de Bivium un lieu situé alors au carrefour de la route longeant le Léman et de celle d’Avenches. Par ailleurs, il existait au XIXe siècle à l’ouest de la ville une croisée, proche du passage Saint-Antoine, placée à l’emplacement actuel des voies ferrées.

Notons que l’appellation de la rivière (Veveyse) aurait été empruntée à celle de la localité et non l’inverse. Sa première mention (Vivesia) ne date en effet que de 1668. A la limite entre Vevey et Corseaux se jette un cours d’eau venant du Mont-Pèlerin, la Bergère qui donnera son nom au quartier voisin. Plus à l’Est, entre Vevey et La Tour-de-Peilz, coule l’Oyonne (ou Oyonnaz) Selon l’historien A. de Montet, ce vocable aurait pour origine d’anciennes plantations d’oignons proches de la rivière. Or cette étymologie paraît bien peu vraisemblable; les noms locaux dérivés de noms de plantes cultivées se terminent en effet en eyre, ere, ière. Oyonne pourrait alors venir d’une racine celtique onio, qui désigne banalement une rivière. Selon d’aucuns, la racine viendrait du patois ohia, l’oie. D’aucuns ont même vu dans Viviscum une racine gauloise (vrvr) désignant un castor.

On ne saurait oublier d’évoquer cette autre rivière veveysanne, le Merdasson, dont le cours d’eau épousait les actuels chemins de Palud et avenue du Major-Davel. L’étymologie de ce terme passe par le gallo-romain merdantione, «ruisseau boueux» et le latin merdaceus, «merdeux». Les Merdassons, nombreux dans nos régions, désignent donc des lieux caractérisés par des terres et pâturages au sol fangeux ou par des cours d’eau particulièrement limoneux. (24 heures)

Créé: 20.09.2015, 22h12

Paid Post

Le casual dating est-il fait pour vous?
L’idée d’une rencontre purement sexuelle sans aucun engagement peut paraître séduisante, mais une petite mise au point s’impose.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.