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Une académie du codage pour les réfugiés à Lausanne

L’association Powercoders inaugure un centre de formation afin d’intégrer les migrants férus d’informatique dans le monde du travail.

Une centaine de candidats devraient postuler à l’académie de codage, mais seule une vingtainesera sélectionnée pour trois mois de cours intensifs à Lausanne.
Une centaine de candidats devraient postuler à l’académie de codage, mais seule une vingtainesera sélectionnée pour trois mois de cours intensifs à Lausanne.
VANESSA CARDOSO

Alors c’est vrai, les locaux de Powercoders, inaugurés la semaine dernière à la place de la Gare à Lausanne, sont flambant neufs. Et les tables encore vides d’élèves. Normal: l’association, qui œuvre pour l’intégration des réfugiés par la programmation informatique depuis 2017, est en phase de recrutement pour sa quatrième session en Suisse romande. D’ici peu toutefois, une vingtaine de personnes intégreront les rangs de cette académie du codage destinée aux migrants les plus geeks.

L’idée de Powercoders a germé dans l’esprit d’un entrepreneur bernois en 2016, Christian Hirsig. Il en est aujourd’hui le président, et sa femme Bettina la directrice. «J’ai toujours été sensible aux technologies de l’information, et pour l’égalité entre les peuples. Pour moi, il était difficile d’admettre que les réfugiés talentueux en informatique qui arrivaient en Suisse se retrouvent à travailler dans le nettoyage ou la construction», explique le fondateur de Powercoders.

Une vingtaine de candidats admis

Une centaine de candidats postulent en moyenne pour intégrer l’académie. Et au final, il n’en reste qu’une vingtaine, tous obligatoirement détenteurs d’un permis B ou F. «Les cours de programmation que nous dispensons durent treize semaines. La session est suivie d’un stage d’une durée de six à douze mois dans une entreprise informatique, ou dans le département informatique d’une société», explique Coline Sauzet, en charge du volet social du programme.

Début 2017, les cours de programmation étaient organisés pour la première fois à Berne. D’autres sessions ont ensuite vu le jour à Zurich, à Bâle et à Lausanne depuis 2018. «Mais c’est la première fois, pour la Suisse romande, que nous occupons nos propres locaux à la place de la Gare à Lausanne. C’est notre Powerhouse», annonce Coline Sauzet.

118 étudiants de 17 pays

Le budget de l’association est de 360'000 francs, financé à un tiers par les Cantons d’où proviennent les participants, et par la huitantaine d’entreprises partenaires. UBS Romandie en fait partie par le biais de sa fondation pour la culture et la formation. «Cette formation est un pont entre des gens aussi motivés que compétents et le milieu professionnel en Suisse. C’est un projet d’intérêt général. Notre banque a d’ailleurs déjà recruté dix personnes issues de Powercoders», confie Cyril Meury, directeur général d’UBS Romandie.

En trois ans d’activité, l’association a accueilli 118 étudiants de 17 pays. Sur ce nombre, 97% ont obtenu un stage en entreprise, et 60% ont décroché un apprentissage ou un poste fixe dans le domaine de l’informatique.

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