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Ada Marra défendra les couleurs socialistes aux Etats

Les socialistes ont préféré la Conseillère nationale au Conseiller national Roger Nordmann. A sept voix près.

Sébastien Anex

C’est un congrès coupé en deux qui a désigné la conseillère nationale Ada Marra comme candidate au Conseil des États. Samedi, à la salle de la Douane, à Moudon, la Lausannoise a récolté 166 voix, alors que son adversaire du jour, le Lausannois Roger Nordmann, en a recueilli 159. «Un choix positif», selon Christian Levrat. Le président du parti suisse (PSS) est venu faire «le clown qui anime la salle entre deux numéros», comme il l’a dit lui-même à la tribune. Il a néanmoins fait part de ses impressions à l’issue du scrutin: «J’ai le sentiment que la quasi-totalité des délégués aurait pu aussi se satisfaire du choix inverse.» Le président se dit surtout «très fier» de la manière dont s’est déroulé ce duel entre sa vice-présidente Ada Marra et son chef de groupe aux Chambres fédérales Roger Nordmann: «Le Parti socialiste vaudois a tiré les leçons de ses expériences douloureuses.»

Il est vrai qu’il s’agit de la première primaire organisée depuis celle pour le Conseil d’État en 2017. Un exercice qui avait généré un affrontement à semi-couvert entre certains ténors lausannois et la favorite, Cesla Amarelle. Cette fois, le parti a soigneusement balisé le terrain. D’autant plus que le contexte est délicat. Cette primaire s’est jouée avec en toile de fond la sortie de route de la sénatrice Savary pour cause de financement de campagne ne répondant pas vraiment aux standards de transparence du PS.

Marra et Nordmann ont, eux-mêmes, fait campagne avec le frein à main. Ce qui explique que beaucoup de délégués ont attendu leurs discours devant le congrès pour se déterminer. À ce jeu-là, Ada Marra l’a emporté sur la ligne. «Je savais que cela allait être serré», note l’élue du jour. Comme Christian Levrat, elle a le sentiment que les délégués qui ont voté pour Nordmann n’ont pas voté contre elle.

Le fond de la salle

Au fond de la salle, certains hiérarques du parti vaudois faisaient pourtant grise mine. Pour eux, Ada Marra ou Roger Nordmann, ce n’est pas kif-kif bourricot. Ils regrettent que «les compétences de Roger» ne puissent pas se déployer au Conseil des États. Toujours au fond de la salle, il y avait la table de la Jeunesse socialiste. Là, l’ambiance était beaucoup plus riante en fin de congrès: «Nous avons peut-être joué un rôle.» La «JS» avait 23 voix qui se sont largement portées sur Ada Marra, perçue comme étant plus à gauche que Roger Nordmann. Les jeunes ont également pesé pour le Conseil national. Leurs votes ne sont sans doute pas étrangers à l’ordre de la liste ( lire encadré ). Pierre-Yves Maillard n’a pas eu leurs suffrages. La longévité du magistrat et sa position sur la réforme fiscale (RFFA), entre autres, sont rédhibitoires pour la Jeunesse socialiste vaudoise.

Maintenant que l’exercice de la désignation s’est fait sans trop de casse apparente, le parti peut lancer sa campagne aux fédérales. «J’attends des socialistes vaudois qu’ils récupèrent le sixième siège qu’ils ont perdu au National en 2015», indique Christian Levrat. Quant à Ada Marra, la tête de liste, elle entend faire campagne différemment: «La société nous dit qu’elle veut du changement, il faut l’écouter. Je ferai une campagne sans langue de bois avec des propos tranchants.» Elle sera accompagnée par la Verte lausannoise Adèle Thorens sur le ticket aux États.

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