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Aérodromes vaudois au ralenti

Les quatre places d’aviation ont drastiquement réduit leurs activités. Certains vols restent possibles, mais déconseillés.

La Blécherette, comme aéroport concessionné, n'a pas le droit de fermer.
La Blécherette, comme aéroport concessionné, n'a pas le droit de fermer.
Patrick Martin / archives

Alors que les forces aériennes continuaient leurs exercices la semaine dernière, la quasi-totalité des passionnés d’aviation ont rangé leurs avions. Presque plus aucun ne décolle des quatre aérodromes vaudois: Lausanne, Bex, Yverdon et Prangins. Sont-ils officiellement fermés? Non, mais ils limitent drastiquement les mouvements.

Les écoles d’aviation et les clubs ont cessé leurs activités, car il est impossible de garantir une distance de 2 mètres dans un cockpit. En outre, tous les vols venant de l’étranger sont interdits, sauf à Genève, Zurich et Bâle. Pour le reste, les chefs d’aérodrome ont appelé les utilisateurs à la prudence, même s’ils ont le droit de voler.

À Lausanne, la Blécherette connaît ainsi une diminution de 80% de son trafic, selon Bertrand Mayor, chef d’aérodrome. «Nous avons l’obligation de rester ouverts, car nous sommes un aérodrome concessionné, ajoute-t-il. Cette concession implique par exemple que nous ayons en permanence, durant nos heures d’ouverture, du personnel capable d’intervenir contre les incendies.»

«Tout le monde joue le jeu»

Les vols privés restent possibles pour les propriétaires d’avions qui volent seuls. «Le Conseil fédéral déconseille les activités à risques. Voler n’est pas forcément plus risqué, mais je dis aux gens qui souhaitent voler qu’un accident mobiliserait toute une colonne de secours, alors qu’ils ont d’autres choses à faire en ce moment» explique Philippe Manuel, chef de place de Bex. Tout le monde joue bien le jeu.»

L’aérodrome de Bex n’est pas concessionné, mais il reste ouvert, car il dispose d’un atelier de mécanique pouvant accueillir des appareils à réparer ou à entretenir. «Le dernier avion qui a atterri à Bex venait d’ailleurs à l’atelier, explique Philippe Manuel. Si nous fermons l’aérodrome, l’atelier ne pourrait plus travailler et devrait fermer directement.»

Yverdon a fait un choix similaire. Il reste ouvert, mais il est fermé aux vols venant d’un autre aérodrome. «Le trafic actuel correspond au dixième du trafic normal, explique Denis Rossier, président de l’aérodrome. Nous espérons pouvoir lever ces mesures rapidement.» Quant à celui de Prangins, il n’a pas d’atelier mais reste également ouvert. «Seuls quelques propriétaires d’avions volent encore, explique Marc Kleiner, chef d’aérodrome. Mais peu le font, alors que tout le monde est confiné chez soi.»

La Suisse compte onze aérodromes régionaux, dont la Blécherette, et plus de 40 champs d’aviation (comme Bex, Yverdon et Prangins). «Une vingtaine ont réduit, voire cessé leurs activités, explique Antonello Laveglia, porte-parole de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Il s’agit de leur propre décision. En revanche, le Conseil fédéral a bien interdit certains vols, dans le cadre de l’interdiction des activités associatives.»

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