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Anne-Catherine Lyon veut vendre ses conseils à l’étranger

L’ancienne conseillère d’Etat a créé un site de consulting en matière de formation, avec son ancien chef de service.

La photo d'Anne-Catherine Lyon et Séverin Bez, telle qu'elle apparaissait sur leur site trop hâtivement mis en ligne, selon leurs explications.
La photo d'Anne-Catherine Lyon et Séverin Bez, telle qu'elle apparaissait sur leur site trop hâtivement mis en ligne, selon leurs explications.
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«Ensemble et de façon complémentaire, nous vous apportons notre expertise suisse pour la mise en place ou l’évaluation de systèmes d’éducation ou de formation.» C’est ce que promet le site mis en ligne il y a peu sous l’enseigne Lyon & Bez Consulting. Sur la page d’accueil, la photo dissipe les doutes: cette initiative est bien celle d’Anne-Catherine Lyon, ancienne conseillère d’État, et de son ancien chef de service, Séverin Bez, qui fut responsable de la formation postobligatoire durant une dizaine d’années. Mais, après nos demandes de renseignements, le site a été mis hors ligne.

C’est que la publication de la nouvelle adresse sur les réseaux sociaux a suscité une certaine incrédulité, si ce n’est pas de la moquerie. «Est-ce une fake news ou un gag?» demande ainsi un internaute. Au téléphone, Séverin Bez confirme que le nouveau site a connu une fréquentation inattendue ces deux derniers jours. Visiblement, la nouvelle fait grenouiller le monde des enseignants.

«Je suis désormais hors du système suisse»

S’il ne s’offusque pas des quelques quolibets générés par la découverte du site, Séverin Bez revendique le droit de pouvoir travailler dans le respect. «Je suis désormais hors du système suisse et vise des mandats à l’étranger», dit l’ancien chef de service reconverti dans le conseil. Pour quels pays? Éludant la question, il invoque la liberté de commerce. Au cours d’un second coup de fil, il explique avoir désactivé momentanément le site internet, «le temps que la spirale se calme».

De son côté, Anne-Catherine Lyon explique que la démarche était prématurée: «On essayait de voir le rendu du site et on l’a mis en ligne un peu rapidement.» L’ancienne ministre vaudoise de l’Éducation confie les réflexions en cours, qui visent à associer les compétences des deux personnalités en matière d’éducation. «Il y a un grand intérêt à l’étranger pour notre système de formation professionnelle», dit-elle.

Une opportunité de revenir à la vie civile

Âgée de 56 ans, Anne-Catherine Lyon bénéficie d’une retraite de conseillère d’État. Une rente qu’elle dit vouloir diminuer en continuant de travailler: «J’ai toujours aimé ça et cela fait plus d’un an que je collabore avec l’École hôtelière de Lausanne, à 40% environ.»

À la tête de sa propre société de conseil, elle développe ainsi ses activités. Balayant les ricanements, l’ancienne ministre déclare: «On est toujours très critiqués dans une fonction publique. Mais il faut aussi nous laisser l’opportunité de revenir à la vie civile.»

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