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Les antiradars défient la loi sur les réseaux sociaux

Sur Facebook, des dizaines de pages recensent en temps réel la présence de contrôles de vitesse. Une pratique contestable, mais pas clairement interdite par la législation.

Pour éviter de mentionner le?terme «radar», il s’agit d’être inventif.
Pour éviter de mentionner le?terme «radar», il s’agit d’être inventif.
Keystone

Il y en a des poétiques – «A la hauteur de l’aire de repos de Bavois, n’oubliez pas de sourire» –, des fleuris – «Sabre laser en montant sur Leysin» –, d’autres qui se contentent d’un rappel élémentaire – «Dans la Grand-Rue de Montreux, on roule à 50 km/h» – et d’autres minimalistes – «Autoroute A9 Bex direction Lausanne». Les formes varient, pas le fond. Sur Facebook, les pages où sont signalés des radars – essentiellement mobiles – et des contrôles de police se comptent par dizaines rien qu’en Suisse romande. Certains groupes totalisant près de 18 000 membres, ils répertorient en temps réel un nombre impressionnant d’événements. Version 2.0 du célèbre appel de phares qui avertissait de la présence des pandores, la pratique, en vogue depuis quelques années et amplifiée par la caisse de résonance des réseaux sociaux, est-elle légale?

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