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L'appel des ingénieurs et architectes à ne pas poser les crayons

La branche craint que les retards sur les projets coûtent très cher. Elle demande de garder la cadence des planifications.

Même à l'arrêt, les projets de construction ou d'entretien lourd ont besoin de planification et de coordination, estiment les ingénieurs et architectes.
Même à l'arrêt, les projets de construction ou d'entretien lourd ont besoin de planification et de coordination, estiment les ingénieurs et architectes.
Béatrice Devãnes/A

S’ils adhèrent à l’urgence de cesser les activités à risque, les ingénieurs et architectes vaudois incitent la branche à ne pas poser les crayons. «Il est dans l’intérêt de la société et du pays de maintenir les activités de planification en vue de favoriser la reprise lorsque ce sera le moment», estime Fabian Rozemberg, président de l’Union patronale des ingénieurs et architectes vaudois (UPIAV).

Le télétravail auquel les bureaux ont largement souscrit permet de continuer de conduire les procédures en cours, de manière à viser un «creux d’activité» plutôt qu’une cessation pure et simple, avec son cortège de faillites et de licenciements. En corollaire de cet appel lancé à tous les bureaux, l’UPIAV demande aux pouvoirs publics, mandataires de projets souvent importants, de ne pas trop ralentir la machine: «Plutôt que de suspendre les procédures de marchés publics, mieux vaut adapter les délais», poursuit Fabian Rozemberg.

«Gérer les décalages coûtera moins cher que de suspendre les projets»

L’UPIAV, rejointe par la SIA, constate un ralentissement dans la marche des projets: «Nous avons même écrit au Conseil d’État à ce sujet», relève Enrique Zurita, président de la SIA Vaud. Fabian Rozemberg juge pour sa part important d’assurer la continuité des procédures en cours: «Il ne faut pas que des programmes et projets d’entretien, par exemple, nécessaires et urgents ne soient plus coordonnés. Gérer les décalages dans les plannings coûtera sensiblement moins cher que de les suspendre.» Communes, Canton et Confédération sont visés. Les ingénieurs et architectes redoutent que, par manque de suivi, des projets entiers soient mis en péril.

Hormis l’intérêt général, la branche plaide aussi pour elle-même. L’UPIAV constate que la plupart de ses membres ont fait appel au chômage partiel: «Nous ne disposons pas encore de statistiques, affirme Fabian Rozemberg, mais je peux vous dire que je ne connais pas de bureau d’architectes ou d’ingénieurs qui n’y ait pas recouru.»

Philippe Vogel, secrétaire général de l’UPIAV, témoigne qu’il a reçu de nombreux appels des membres au sujet des formulaires RHT (réduction de l’horaire de travail): «Les choses ont évolué très vite à cet égard. Et l’on peut se féliciter des solutions mises sur pied par la Confédération. Elles sont percutantes et efficaces.»

Comme dans de nombreux autres secteurs, les bureaux d’ingénieurs et architectes n’en sont pas moins inquiets. Enrique Zurita fait valoir que les bureaux aspirent à reprendre le travail en temps réel: «On ne peut pas planifier éternellement.»

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