Les architectes du MCBA au pinacle de la profession

RécompenseLe bureau Barozzi et Veiga a reçu ce vendredi le prix de l’Union européenne pour l’architecture contemporaine.

Le Philharmonique de Szczecin, inauguré en septembre 2014 et qui vient d’être primé, compte deux salles pouvant accueillir respectivement 1000 et 200 spectateurs.

Le Philharmonique de Szczecin, inauguré en septembre 2014 et qui vient d’être primé, compte deux salles pouvant accueillir respectivement 1000 et 200 spectateurs. Image: CORBIS

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C’était, lorsque le jury les a choisis en 2011 pour le nouveau Musée cantonal des beaux-arts (MCBA), un duo d’architectes promis à un bel avenir. L’Italien Fabrizio Barozzi et l’Espagnol Alberto Veiga font désormais partie du pinacle de la profession. Ils ont reçu ce vendredi le Prix de l’Union européenne pour l’architecture contemporaine Mies van der Rohe, remis dans le pavillon du même nom à Barcelone.

Ces 60'000 euros récompensent, tous les deux ans, des œuvres contribuant à «faire progresser de nouvelles idées et technologies dans l’environnement contemporain urbain». Des architectes comme David Chipperfield (2011), Zaha Hadid (2003), Peter Zumthor (1998) ou Dominique Perrault (1996) avaient également été primés. Pour cette édition, Berozzi et Veiga ont été sélectionnés parmi 420 candidats et cinq finalistes. Ils ont été récompensés pour la conception de la nouvelle salle philharmonique de Szczecin, en Pologne.

Si ce bâtiment «expressionniste» tout en verre, en légèreté, en transparence et en verticalité offre une similitude avec celui du futur MCBA à Lausanne, c’est qu’il a été conçu sur un site où un ancien bâtiment patrimonial a été détruit pour lui faire place. Pour le jury, «la série de pignons lancés qui couronnent le complexe rectangulaire dialogue bien avec la silhouette du château voisin. Le hall principal est revêtu avec des panneaux acoustiques en bois triangulaires dorés à de la feuille d’or.» Les deux architectes ont voulu un projet portant des «références industrielles, tels des treuils et des grues» – le passé portuaire de la ville – mais aussi que «le bâtiment soit comme un instrument de musique à part entière».

«Saisir l’esprit du lieu»

Joint par téléphone entre deux coupes de champagne, Alberto Veiga est aux anges: «On ne s’y attendait pas. C’est tellement émotionnel. Un tel prix va mettre de la pression sur nos épaules. En termes d’exigences. Mais notre philosophie reste la même. Saisir l’esprit du lieu. Une architecture spécifique à chaque projet. A Lausanne comme à Szczecin, les attentes et les besoins sont similaires. Mais les réponses doivent différer.» En 2011, Fabrizio Barozzi ajoutait: «Le lien avec la ville est pour nous quelque chose qui confine à l’éthique, à l’humanisme. Notre architecture, qui vise à réduire la complexité d’un site à quelques gestes, doit regarder la ville plutôt que le contraire.»

Créé: 08.05.2015, 20h20

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.