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«On n’arrête pas de remplir les rayons!»

L'épidémie touche à peine la Suisse romande que déjà l’inquiétude se voit dans les supermarchés du canton.

Image d'illustration.
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Keystone

La progression du coronavirus jusqu'en terres vaudoises se ressent déjà dans les magasins. À Lausanne, dans le quartier Sous-Gare, une vendeuse de chez Coop témoigne: «Depuis lundi, on n’arrête pas de remplir les rayons de céréales, de pâtes, de riz ou de farine.» À quelques pas de là, à la Migros du Closelet, on observe aussi que ces rayons se vident. Les paquets de farine partent comme des petits pains, à croire que les Lausannois s’apprêtent à faire le leur durant une potentielle mise en quarantaine. Et maïs, ananas ou petits pois-carottes sont clairsemés sur les étals des conserves. «Mais ce sont surtout les magasins de Romanel ou Crissier qui sont touchés», indique une collaboratrice. Soit les enseignes dans lesquelles on peut se rendre en voiture et repartir le coffre plein.

«Nous constatons une demande accrue de produits de consommation courante, tant sur Leshop.ch que dans les supermarchés dans toute la Suisse», confirme Tristan Cerf, porte-parole de Migros. Conserves, œufs, fromage et aliments pour bébé figurent en pole position. «Toutefois, on ne peut pas encore parler de goulot d’étranglement ou de pénurie; les développements actuels seront bien sûr pris en compte dans la planification future de notre assortiment.» Même son de cloche chez Coop, où «la demande pour certains produits, tels que les désinfectants ou les aliments durables, augmente dans les supermarchés et sur Coop@home», renseigne la porte-parole Rebecca Veiga.

«Un plan de lutte»

Pour réagir à un potentiel manque, Migros a défini depuis ce mercredi un assortiment de base auquel le détaillant donnera clairement la priorité «tant dans les activités propres de nos entreprises industrielles que dans la logistique». Ces biens d’usage quotidien correspondent à peu près aux stocks de sécurité définis par la Confédération, indique encore Tristan Cerf. Chez Coop, Rebecca Veiga révèle également l’existence «depuis de nombreuses années d'un plan de lutte contre la pandémie» établi en étroite collaboration avec les autorités. L’Office fédéral pour l’approvisionnement économique (OFAE) publie sur le site de l’administration fédérale une liste de provisions domestiques de base.

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En plus de la nourriture, le désinfectant pour les mains a disparu des supermarchés depuis deux ou trois jours. La même situation est observée dans les pharmacies. À la Pharmacie populaire de Grancy, une collaboratrice indique que le délai annoncé pour un réassort de désinfectant est fixé au 26 mars prochain. Elle ajoute: «On n’a plus de masques depuis des semaines, et certains clients commencent maintenant à venir chercher des gants.» À la pharmacie Benu du Closelet, le désinfectant manquant est remplacé par de l'éthanol depuis mercredi. «Cela dessèche un peu les mains, mais le résultat est le même», indique-t-on. Dans les deux cas, on n’observe en revanche pas de réelle panique, au pire quelques téléphones de personnes inquiètes.

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