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L’artothèque réapparaît, au Grand Conseil cette fois

La députée Verte Léonore Porchet ne démord pas de son idée d’un système de prêt d’oeuvres d’art. Elle la présente ce mardi.

La députée Léonore Porchet revient à la charge avec son idée d'artothèque après l'avoir proposée en vain au Conseil communal de Lausanne.
La députée Léonore Porchet revient à la charge avec son idée d'artothèque après l'avoir proposée en vain au Conseil communal de Lausanne.
PHILIPPE MAEDER/A

La députée Verte Léonore Porchet avait juré de ne pas abandonner. En juin dernier, lors de sa dernière séance au Conseil communal de Lausanne, son projet de monter une artothèque, comme cela s’est fait à Sion, mordait la poussière. Malgré un contexte politique lausannois bienveillant face aux initiatives socioculturelles, les élus avaient décliné la proposition, qu’ils craignaient trop coûteuse, notamment. Devenue depuis députée au Grand Conseil, l’écologiste arrive aujourd’hui devant ses nouveaux collègues avec la même idée.

Pour cette jeune historienne de l’art spécialiste en communication, le canton de Vaud, qui s’est récemment doté d’une loi sur la culture, aurait tout avantage à disposer d’une artothèque: «Une telle structure est un outil culturel permettant d’offrir une rencontre privilégiée et directe entre une œuvre d’art et les citoyennes et citoyens, rencontre étayée par un travail de médiation», écrit-elle dans le postulat qu’elle développe ce mardi. Mais comment imagine-t-elle faire passer l’idée devant un Grand Conseil à majorité de droite, peu enclin à la dépense et pour qui la culture n’est pas une priorité? «J’ai obtenu des soutiens de partis de droite, rétorque Léonore Porchet. Il y a une grande émulation avec la construction de Plateforme 10 (ndlr: le futur musée de la gare)

Une prestation risquée?

À Lausanne, la proposition avait semblé hasardeuse, malgré le fait que d’autres villes possèdent une artothèque. Surtout, l’idée de prêter aux particuliers – ou même à des associations – des pièces de valeur est apparue comme risquée. Certains élus avaient estimé qu’il faudrait faire des copies avant de lâcher des œuvres à l’extérieur. D’autres en revanche y avaient vu un moyen concret de laisser accéder tout un chacun à un monde souvent perçu comme élitaire.

Depuis ce débat, l’artothèque de Sion a été inaugurée en janvier dernier, après dix ans de réflexion. Installée dans le cadre de la Médiathèque Valais, elle compte 350 œuvres que les citoyens peuvent emprunter quelque temps, comme de simples livres. Des villes européennes pratiquent également le prêt d’œuvres d’art (la jeune élue a fait un stage à Berlin), sans rencontrer de problème. Pour Léonore Porchet, ce dernier élément milite en sa faveur: «À Lausanne, il y avait eu une incompréhension. Aujourd’hui, les esprits sont plus ouverts.»

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