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Les avocats en «guérilla» sont priés de faire la paix

Le nombre de litiges entre confrères ou consœurs soumis au bâtonnier a plus que doublé depuis 1990. Le patron des avocats prend des mesures.

Bénédicte

Les avocats étalent rarement en public les différends qui les opposent entre eux. Surtout si le patron de l’Ordre des avocats vaudois, le bâtonnier élu pour deux ans, est saisi d’une dénonciation. L’usage veut que la procédure soit secrète. Lors du procès d’un procureur accusé de violation du secret de fonction, le 13 février dernier, l’assistance médusée a vu une joute entre, d’un côté, quatre membres de l’Étude du Léman, à Lausanne, et, de l’autre, l’avocat yverdonnois Charles Munoz. Les Lausannois ont annoncé publiquement que l’Yverdonnois les avait dénoncés «parce qu’ils avaient poursuivi un procureur». «Tout fout le camp, même les valeurs essentielles de notre profession. Je vieillis», a lancé Me Munoz, «révulsé» par l’étalage public de ce litige entre avocats.

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