Pas de baisses fiscales pour les familles monoparentales

Grand ConseilEn raison d’une modification de la loi fédérale, de nombreuses familles monoparentales vaudoises ont vu leurs impôts augmenter. Les députés socialistes demandaient de corriger le tir. La droite du Grand Conseil obtenu le rejet de cette proposition

P.M- A

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Comme souvent sur les questions fiscales, le débat de ce matin au Grand Conseil sur l’imposition des familles monoparentales a donné lieu à un chaud débat séparant presque parfaitement la gauche du centre-droite. Comme souvent en pareil cas, le centre droit majoritaire a eu le dernier mot et obtenu le statu quo.

Jusqu’aux taxations de l’année 2010, les familles monoparentales jouissaient d’une situation fiscale favorable en raison d’une décision du Tribunal fédéral, les familles monoparentales ont obtenu d’augmenter le quotient familial à 2,3 au lieu de 1,8.

Mais l’an dernier, la modification de la loi sur l’harmonisation des impôts directs des cantons a ramené ce quotient à 1,8. Il s’en est suivi des hausses d’impôt pour des milliers de familles. Le Conseil d’Etat a obtenu des mesures compensatoires en augmentant la déduction pour familles monoparentales et en doublant la déduction possible pour frais de garde.

Mais ces mesures n’ont pas empêché des hausses importantes de la facture. La socialiste Sylvie Progin a ainsi calculé qu’une famille monoparentale avec deux enfants ayant 60000 francs de revenu imposable avait pu voir ses impôts augmenter de 12%. Elle a plaidé pour d’autres mesures compensatoires.

La gauche a argué de l’importance de soutenir ces familles souvent plus fragiles. Mais, le centre droit a rejeté la proposition estimant que les mesures compensatoires étaient suffisantes. «Il ne faut pas faire de la politique sociale avec la fiscalité» a ajouté le radical Pierre Volet qui a rappelé que déjà beaucoup de Vaudois ne payaient pas d’impôt. «20%», a précisé le Grand Argentier Pascal Broulis.

«L’impôt est déjà un instrument de politique sociale, a plaidé en vain, Jérôme Christen, de Vaud Libre; preuve en est que l’impôt est progressif et qu’il existe des déductions pour contribuable modeste». Par 72 voix contre 65 et deux abstentions, le postulat socialiste a été refusé.

Créé: 03.04.2012, 18h07

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