Barbecue gratos face aux antispécistes à Swiss Expo

LausanneLe vice-président de l’UDC du Jura Nord-Vaudois offrira les grillades pendant que les animalistes dénonceront les éleveurs de viande.

La manif des animalistes avait déjà été particulièrement violente l'année dernière devant Swiss Expo

La manif des animalistes avait déjà été particulièrement violente l'année dernière devant Swiss Expo Image: Vanessa Cardoso - a

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Samedi devant Beaulieu à Lausanne, il faudra choisir son camp. Déjà que la confrontation entre les antispécistes, ardents défenseurs de la cause animale, et les éleveurs présents à Swiss Expo s’annonçait tendue, voilà qu’un nouvel acteur monte sur le ring. Une présence qui soufflera littéralement sur les braises, puisqu’il est prévu d’organiser un «barbecue de la liberté» en même temps que la manifestation des animalistes.

À l’origine de la grillade gratuite et à gogo se trouve Ruben Ramchurn. L’homme est directeur d’EMS sur Neuchâtel, membre du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains et vice-président de l’UDC Jura-Nord vaudois. Un provocateur? «La provocation, elle vient des animalistes qui ont manifesté devant Swiss Expo l’année dernière. Il n’y a pas de raison que nous ne manifestions pas à notre tour pour le droit à manger de la viande.» Ruben Ramchurn a créé une page Facebook pour promouvoir sa contre-manifestation qu’il revendique constructive. «Le barbecue n’est pas organisé contre les antispécistes, mais pour la viande.»

Manifestation maintenue

Une autorisation a été déposée en bonne et due forme à la police lausannoise, qui n’a pas encore communiqué sa réponse. Ruben Ramchurn: «Ce serait tout de même un comble que la manifestation antispéciste soit autorisée, et pas mon barbecue!»

«Il n’y a pas de raison que nous ne manifestions pas à notre tour pour le droit à manger de la viande»

De leur côté, les antispécistes maintiennent leur rassemblement de samedi, de 14h à 15h30 devant Beaulieu, au dernier jour de Swiss Expo. «L’année passée, les éleveurs s’étaient montrés violents à notre égard, mais nous avons décidé de ne pas nous laisser intimider. Notre droit de manifester est primordial et nos revendications demandant la fin de l’exploitation et de la mise à mort des animaux sont légitimes», explique Fabien Truffer, porte-parole de l’association Pour l’égalité animale (PEA) dans un communiqué.

Les animalistes assurent avoir tendu la main aux éleveurs cette année, mais leurs revendications sont restées lettre morte. Ils demandaient de pouvoir expliquer les raisons de leur manifestation aux éleveurs, de tenir un stand d’information dans le cadre de la foire, ou de distribuer des tracts informatifs aux éleveurs qui se seraient montrés intéressés.

Une délégation de Swiss Expo a rencontré les animalistes, mais aucune proposition n’a été acceptée. «Nous regrettons l’absence de toute ouverture au dialogue sur les questions de fond», commente Fabien Truffer. Il invite malgré tout les éleveurs à venir discuter avec eux samedi. «S’ils osent aller au-delà des clichés qu’ils ont sur les antispécistes, ils seront étonnés de voir que nos demandes sont extrêmement concrètes et qu’elles se fondent sur des valeurs partagées par l’ensemble de la population, à savoir ne pas tuer ou faire souffrir sans nécessité.»

1000 vaches à Beaulieu

Swiss Expo, c’est le plus grand salon bovin d’Europe avec 25'000 visiteurs en 2018. Cette année pour la 23e édition du 9 au 12 janvier, il y aura 120 exposants, près de 400 éleveurs et plus de 1000 vaches et génisses inscrites aux concours de races. Les animaux qui seront sur place sont issus des huit principales races laitières et proviennent de toute l’Europe. France, Belgique, Autriche ou encore Finlande seront représentées. C’est la première fois que des animaux de ce dernier pays prennent part à la manifestation.

Créé: 07.01.2019, 17h31

Articles en relation

Swiss Expo craint un coup vache des animalistes

Beaulieu La foire lausannoise aux 1000 bovins est de retour. Les antispécistes demandent aux éleveurs de pouvoir s’y faire entendre. Plus...

La lutte continue pour les animalistes condamnées

Nyon Les deux jeunes femmes qui avaient enlevé 18 cabris à Rolle écopent de jours-amendes sans sursis. Plus...

«Volés» ou «sauvés»? 18 cabris au coeur d'un procès-symbole

Tribunal Deux antispécistes avaient enlevé les bêtes à l’abattoir de Rolle en mars. Elles prônent la désobéissance civile. Plus...

Les antispécistes dévoilent la nouvelle vie des cabris

Abattage Pour faire taire la rumeur sur la mort des bêtes enlevées à Rolle, les «familles d’accueil» nous ont ouvert leurs portes. L’éleveur se dit toujours dubitatif Plus...

Antispécistes et citoyens unis contre une mégaferme

Elevage intensif Une centaine de personnes ont protesté à Neuchâtel contre l’ouverture d’une halle d’engraissement qui accueillera 600 taureaux Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.