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La bataille du vent est relancée en terres vaudoises

La nouvelle carte de l'Office fédéral de l'énergie est aussi saluée par les opposants aux éoliennes qu'ils critiquaient la précédente. Vieil enjeu, la vitesse du vent va redevenir un défi majeur.

Encore aucune éolienne ne tourne dans le ciel vaudois. Le projet de parc le plus avancé en est au Tribunal fédéral, rendant possible sa réalisation, en cas de verdict favorable, à moyenne échéance. Les opposants redoublent d'activité.
Encore aucune éolienne ne tourne dans le ciel vaudois. Le projet de parc le plus avancé en est au Tribunal fédéral, rendant possible sa réalisation, en cas de verdict favorable, à moyenne échéance. Les opposants redoublent d'activité.
Keystone

Les opposants aux éoliennes ont été parmi les premiers à réagir à la nouvelle carte des vents de l'Office fédéral de l'environnement, rendue publique début février après des mois et des mois de calculs.

«Nous avons aussi fait nos calculs. Dans certains cas, des éoliennes atteindront seulement 60% de la production qui était annoncée par les promoteurs», assure Jean-Marc Blanc, secrétaire de Paysage Libre Vaud. «Et ça, c’est sans compter le givre, les arrêts techniques, les arrêts lors des migrations…» Comment arrive-t-il à ce chiffre ? «Une équation entre la vitesse, l'altitude, l'humidité et la surface du sol», répond-il.

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Les opposants aux éoliennes s'en sont déjà pris aux mesures de vent dans leur combat contre plusieurs projets vaudois. Le but ? Évidemment prouver que la production est surestimée, afin de faire baisser l'intérêt de tel ou tel parc aux yeux des tribunaux dans une inévitable pesée d'intérêts. Attaquer la production a encore pris de l'importance suite à la nouvelle Stratégie 2050, qui accorde à des projets à petit seuil de production un intérêt national.

En novembre 2017 déjà, les opposants avaient attaqués les mesures des promoteurs, ironisant sur des gisements de vents prometteurs apparus en même temps que les projets éoliens. En fait, ça s'explique: les atlas de vents de l'OFEN (2016 et 2019) ont pris en compte l'ensemble des données utilisables, dont celles des porteurs de projets à qui l'État demande justement d'effectuer des mesures in situ. Un paradoxe, concèdent les développeurs, qui répètent toutefois n'avoir strictement aucun intérêt à influencer les mesures et surtout la réalité du vent dont dépend leur parc.

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Pas toutefois de quoi retenir les sceptiques de l'éolien, qui décortiquent désormais chaque once de vent sur les parcs vaudois. Pourquoi ? Parce que la carte de l'OFEN tombe bien pour eux: le parc éolien de Grati arrive au terme de son parcours judiciaire cantonal, et la pétition de l'opération «Sauver Chasseron», qui vise les importants projets valdo-neuchâtelois de ce coin de Jura, doit passer prochainement au Grand conseil. Pas de doute, la bataille du vent est relancée.

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