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Betteraviers vaudois toujours à la peine

Si la récolte 2019 s’est montrée un peu plus généreuse que celle de 2018, les taux de sucre sont en nette baisse.

Pour réduire les coûts, un changement de la logistique de chargement de la betterave du rail à la route est évoqué par Sucre Suisse SA.
Pour réduire les coûts, un changement de la logistique de chargement de la betterave du rail à la route est évoqué par Sucre Suisse SA.
JEAN-PAUL GUINNARD

«Le risque financier pour le betteravier devient trop grand». Président de l’Association des planteurs de betterave à sucre de la Broye vaudoise, Nicolas Vincent a résumé, jeudi à Corcelles-près-Payerne, la déprime que vivent les cultivateurs. Après une année 2018 catastrophique en raison, notamment, de l’apparition d’une maladie nommée syndrome des basses richesses, la récolte 2019 n’a guère été plus réjouissante.

«Nous avons pu maintenir le prix de base, mais les primes versées sur la qualité sont en nette baisse», a présenté Josef Meyer, président de la Fédération suisse des betteraviers (FSB). Le taux de sucre des betteraves acheminées à la sucrerie d’Aarberg par les 755 planteurs vaudois (sur 4281 en Suisse) s’est ainsi élevé à 15,6% seulement (16,3 en Suisse) alors que cette moyenne pouvait atteindre les 19% par le passé. «Nous avons donc dû puiser dans notre fonds de réserve, mais alors que celui-ci se montait à presque 50 millions de francs en 2015, il en restera moins de 20 millions après 2019», a poursuivi le président de la FSB.

Réservations en baisse

Dans ce marasme, les tonnages extraits des 4578 hectares vaudois se sont heureusement améliorés (326'169 contre 266'000), mais restent loin des valeurs passées. Au total, 44325 tonnes de sucre vaudois pourront alimenter le marché suisse. Pas assez pour motiver les agriculteurs à poursuivre cette culture. Ainsi, pour 2020, les réservations s’annoncent en baisse avec seulement 740 planteurs pour 4350 hectares.

Pourtant, Sucre Suisse SA doit garantir 1,4 million de tonnes de betteraves. Afin de compenser les pertes, l’idée de louer des terrains clés en main pour 1000 francs l’hectare sans compter le paiement direct de 2100 francs a même été évoquée, faisant bondir un agriculteur. «L’idée est de gagner des régions où il n’y a pas de planteurs pour maintenir les deux usines d’Aarberg et Frauenfeld en activité et moins importer», a répondu Josef Meyer, une étude ayant montré que la fermeture d’une usine n’impliquerait pas d’économies.

Les responsables de Sucre Suisse SA envisagent d’autres réductions de coûts. L’une de ces pistes serait de changer la logistique de chargement dans la Broye, du rail à la route.

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