«Un des bilans politiques les plus forts depuis des décennies»

Anne-Catherine LyonPrésident du gouvernement vaudois, Pierre-Yves Maillard prend acte du retrait d'Anne-Catherine Lyon. Il rend hommage au travail de sa collègue de parti

Image: Odile Meylan

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Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d'Etat, prend acte de la décision d'Anne-Catherine Lyon de jeter l'éponge. Il souhaite avant tout rendre hommage à sa collègue de parti, avec laquelle il siège depuis 2004 au Conseil d'Etat.

Que vous inspire la décision de votre collègue?

Je pense à tout ce que nous avons vécu avec Anne-Catherine Lyon au Conseil d'Etat. Nous avons eu une entente constante durant cette longue période, malgré des moments difficiles pour le canton. Il y a eu la fin de la phase de l'assainissement des finances. Nous avions les départements les plus lourds et une situation politique minoritaire, qui est devenue majoritaire en 2012. J'ai vu Anne-Catherine Lyon conduire des projets importants de manière décisive. Elle a concrétisé la Fondation sur l'accueil de jour et l'a mise en œuvre. Il y a eu tout le débat scolaire, où nous avons réussi à dépasser cette structure à trois catégories. Le travail sur l'insertion des jeunes et une série d'autres réformes dans le domaine de la culture ont passé. Les hautes écoles rayonnent comme jamais. C'est l'un des bilans politiques les plus forts depuis des décennies. Anne-Catherine laissera une grande empreinte dans le domaine de la formation. Aujourd'hui, on pense à toutes ces années de travail, mais il reste encore neuf mois de législature durant lesquels nous allons travailler ensemble.

Le comité directeur de votre parti recale votre collègue et vous dit oui à une presque unanimité. Pensez-vous que c'était une bonne décision?

Je prends acte des décisions prises mais vous comprendrez que je n'entends pas les commenter. J'ai été auditionné pendant une petite heure, tout comme Anne-Catherine. Puis, la discussion s'est faite sans nous et le comité directeur a pris une décision. Il a opté pour une stratégie de renouvellement partiel dans le but de conserver à long terme nos trois sièges au Conseil d'Etat, qui représentent une conquête historique. Dont acte. Je sais que cela ne constitue pas un jugement particulier sur nos bilans politiques respectifs.

Êtes-vous à l'aise avec les décisions prises?

J'en prends acte. Pour moi, la solution de facilité serait d'arrêter. Un mandat de conseiller d’État n'est pas un tapis de roses, cela consiste à prendre des décisions parfois difficiles, encaisser des coups, s'exposer aux critiques, parfois sans pouvoir répliquer. Et le combat de 2017 s'annonce plus dur que les précédents. Le monde change et se complique, la violence se développe sous toutes ses formes. Nous avons réussi cette dernière décennie, dans notre petit territoire, à connaître une économie en croissance, à développer les soutiens aux personnes et aux familles à revenu modeste et moyen, à assurer le développement des infrastructures et du service public. Tout le monde a œuvré à ces beaux résultats. Mais nous sommes une exception dans un continent en proie à la crise et nous ne serons pas toujours épargnés. Les enjeux liés au vieillissement ou à l'intégration sont colossaux. La confiance reçue par le vote sur le paquet fiscal et social RIE III vaudois devra être concrétisé. Face à ces enjeux, si mon parti et la population me jugent utile, je ne me sens pas de déserter maintenant.

Créé: 23.09.2016, 17h15

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