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Un biologiste de l’UNIL a falsifié des données

La fraude de l’ancien chercheur, post-doctorant de l’université de Lausanne, a été détectée par sa supérieure.

Philippe Maeder - A

Le pot aux roses a été découvert en octobre dernier. Un biologiste de l’Université de Lausanne a falsifié des données publiées dans la revue spécialisée Journal of Cell Biology en 2015, selon une information du site retractionwatch.com relayée par Le Temps. Fraude sous forme de graphiques

Dans le domaine particulièrement pointu de l’étude des divisions cellulaires, la fraude - sous forme de graphiques - a été détectée par le docteur Sophie Martin, professeure associée au département de microbiologie fondamentale de l’UNIL. Voulant elle-même reproduire l’expérience d’un post-doctorant, la scientifique doit vite se rendre à l’évidence: quelque chose ne colle pas. Face à son insistance, son ancien collaborateur finit par admettre les faits peu avant Noël. L’alma mater est alertée et lance alors sa propre enquête, qui conclut également à la supercherie, précise encore Le Temps. Et d’ajouter que le falsificateur était aussi chef scientifique d’une start-up basée à Monthey (VS). Jeudi, plusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux avaient disparu. Une fois la magouille découverte, la professeure associée demande la suppression de l’article, qui n’est désormais plus consultable en ligne. «Lorsqu’elle a découvert la fraude, elle est tombée de sa chaise», soupire Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Université de Lausanne. Pour éviter ce genre d’affaires autant que faire se peut, l’institution a mis au point une directive pour «l’intégrité scientifique». Long de douze pages, le document précise notamment la procédure à suivre en cas de manquement à l’intégrité. Avec le plagiat ou encore l’invention de résultats de recherche, «la falsification intentionnelle de données de recherche» figure en bonne place dans la directive garde-fou. «En termes de contrôle et de surveillance, il existe également un délégué à l’intégrité, poursuit la porte-parole. C’est vers lui que remontent les cas de soupçons de fraude ou de manquement à l’intégrité et qui, après examen des faits, décide de la suite à donner à l’affaire.» Sur le campus de Dorigny, le dernier cas du genre remonte au mois d’octobre, lorsque l’UNIL avait retiré son titre académique au chef de la division néphrologie de l’Hôpital du Valais (HVS). En cause: une étude aux résultats douteux.

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