Après les bouteilles, la jeunesse viticole nationale

VinicultureL’opération #swisswinegreatagain a généré 300 envois de bouteilles au parlement. Elle a aussi séduit dans le canton de Vaud.

Ilona Thétaz, Pierre Dorsaz, Line Dorsaz et Samuel Luisier ont lancé l'opération #swisswinegreatagain.

Ilona Thétaz, Pierre Dorsaz, Line Dorsaz et Samuel Luisier ont lancé l'opération #swisswinegreatagain. Image: Joshua Kempinaire

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«Il faut donner une bonne image du vin suisse, oui, mais il faut aussi dire que ça ne va pas.» Le point de vue de Sébastien Badoux, jeune producteur à Lavaux, résume la double action des vignerons à Berne pour ce début de session parlementaire. Lui-même a participé aux deux volets: il faisait partie des quelque 150vignerons à s’être déplacés lundi à Berne avec les «Raisins de la colère»; il a aussi envoyé une bouteille de sa production aux parlementaires, dans le cadre de l’opération séduction #swisswinegreatagain. Lancée le 27 novembre par quatre jeunes vigneronnes et vignerons valaisans, cette dernière s’est terminée mercredi. Au total, quelque 300 bouteilles sont arrivées au Palais fédéral des quatre coins de la Suisse. Et le hashtag a inondé les réseaux sociaux.

La démarche valaisanne a aussi plu à François Montet, président de la Fédération vaudoise des vignerons. «La dernière phrase de leur communiqué – «la solution provient de nous-mêmes» – m’a tout de suite parlé. On a souscrit et diffusé l’information à la branche.» Le vigneron de Blonay se souvient qu’à la fin des années 2000 les producteurs vaudois avaient offert deux bouteilles à chaque membre du Grand Conseil, dans la même idée de «dire qu’on est là, de rendre attentif à nos produits, sans que cela soit de la revendication».

«Avec juste une bonne idée, on peut avoir de l’impact!»

Du côté de #swisswinegreatagain, le bilan est inespéré pour une opération aussi rapide et peu onéreuse. «Ça montre qu’avec juste une bonne idée, on peut avoir de l’impact! réagit Line Dorsaz, l’une des initiatrices. Le service du parlement doit encore décider la manière dont ils vont mettre ces bouteilles à la disposition des élus; ce n’est pas habituel.»

Ils souhaitent profiter des retombées de leur action, qui a fédéré la branche et montré son dynamisme. Une rencontre sera organisée bientôt en vue de créer une Jeunesse viticole nationale, avec des comités régionaux. «Cela existe déjà au niveau alémanique, indique Line Dorsaz. Nous n’allons pas réinventer la roue. Après un échange d’idées, nous ferons rapidement une assemblée constitutive.»

Créé: 06.12.2019, 17h02

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