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Contre le cancer, des rayons très prometteurs

La technique expérimentale développée au CHUV pourrait être moins néfaste pour les tissus sains que la radiothérapie classique.

Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV. Il espère tester la méthode expérimentale FLASH sur des patients en 2020-2021.
Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV. Il espère tester la méthode expérimentale FLASH sur des patients en 2020-2021.
PHILIPPE MAEDER

Dix-sept institutions prestigieuses, dont le CERN, l’Institut Curie, le Synchrotron Européen de Grenoble et les universités de Sheba (Israël), Iowa (USA), California Irvine (USA) et Oncoray (Allemagne) rallieront le CHUV les 12 et 13 septembre, le temps d’un workshop international. Tous veulent en savoir plus sur le «FLASH», un nouveau type de radiothérapie contre le cancer.

La technique, encore expérimentale, est prometteuse. Sur des animaux, la radiothérapie FLASH donne nettement moins d’effets secondaires sur les tissus sains que les rayonnements classiques. Avec la même efficacité.

Seules trois équipes dans le monde explorent cette voie, au CHUV, à Paris et à Stanford. «Il y a une grande effervescence aux États-Unis autour de ce projet», indique Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie de l’hôpital vaudois.

Le FLASH a été testé récemment sous forme d’essais cliniques sur des chats souffrant de cancers sur le bout du nez, réputés difficiles à traiter. «La plupart des tumeurs ont été guéries, rapporte Jean Bourhis. Ces résultats sont tellement encourageants que l’on s’attend à trouver aussi de bons résultats chez l’homme. Il faut rester prudent mais si cette hypothèse se confirme, il y a effectivement un grand potentiel. On pourrait donner aux patients des doses plus importantes en étant moins toxiques.»

La machine, surpuissante, est en développement dans un bunker du CHUV. Ce prototype d’accélérateur linéaire d’électrons administre, via un faisceau ultra-intense, de très hautes doses de rayonnement. «La spécificité, c’est la rapidité avec laquelle ce rayonnement est délivré», explique la Dr Marie-Catherine Vozenin, spécialiste mondiale de ce mécanisme recrutée par le Laboratoire de recherche en radio-oncologie.

Le traitement sera testé sur des patients en 2020 ou en 2021 sous forme de thérapies expérimentales. Pour ce faire, il faudra une nouvelle machine, en cours de développement.

«On sait déjà que cette technique est intéressante pour les tumeurs vétérinaires, indique la Dr Vozenin. Les vétérinaires sont très intéressés. Ils peuvent d’ores et déjà utiliser notre instrument.»

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