«Ma candidature apportera 1% de suffrages en plus»

Verts vaudoisCandidat au Conseil national, le syndic Vert de Lausanne, Daniel Brélaz, calcule que sa candidature pourrait permettre au parti de récupérer son troisième siège perdu en 2011.

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

En octobre, Daniel Brélaz retournera peut-être pour la troisième fois au Conseil national. Elu entre 1979 et 1989, puis entre 2007 et 2011, il fait partie des 18 candidats que les Verts vaudois ont désignés mercredi soir. Mais sa candidature a entraîné des remous importants, une frange du parti estimant qu’il devait laisser la place aux jeunes.

En cause: sa cinquième place sur la liste, derrière Luc Recordon, Adèle Thorens Goumaz, Christian van Singer et Tinetta Maystre. Pour Daniel Brélaz, sa présence sur la liste est importante pour que le parti récupère son troisième siège, perdu en 2011.

Quelle analyse faites-vous de la méfiance face à votre candidature parmi les Verts?
Cela représente environ 20% des personnes présentes à l’assemblée générale de mercredi soir. Ceux qui se sont exprimés contre ma candidature, et qui peut-être préféreraient que je passe ma retraite à me promener dans les bois du Jorat, sont de mon âge, des personnes avec qui – pour certaines – j’ai pu avoir des divergences par le passé. J’ai par contre un net soutien chez les jeunes qui, eux, voient l’avenir du parti.

Une situation qui s’ajoute à ce que les médias appelaient la «Lex Brélaz» en 2011, lorsque votre parti avait interdit aux syndics des grandes villes d’être conseillers nationaux…
Aujourd’hui, la majorité voit l’intérêt du groupe. Notre liste est forte, avec trois sortants, cinq députés et trois syndics.

Etes-vous devenu indispensable pour les Verts?
Non. Toutefois, si ma présence sur la liste apporte 20 000 suffrages, soit 1200 ou 1300 bulletins de vote, je représente incontestablement environ 1% de l’électorat. Ce n’est pas négligeable. Il y a quatre ans, nous avions perdu notre troisième siège pour 0,8%. Evidemment, ma présence ne garantit pas de retrouver ce siège.

Avec ces calculs, le risque est que vous passiez devant le sortant Christian van Singer et lui preniez sa place, si le parti échoue à récupérer son troisième siège.
Tout cela se joue à pas grand-chose. Mais l’important n’est pas de placer telle ou telle personne. Christian van Singer et moi sommes d’accord. L’important est de faire gagner notre parti.

Parmi les cinq têtes de liste, trois sont des hommes de plus de 60 ans. Est-ce l’image que les Verts veulent donner?
Nous arrivons tous trois en fin de carrière, ce qui inévitablement posera des questions de relève dans quelques années. Nous sommes parmi les Verts vaudois avec le plus d’expérience, avec l’électorat le plus large. Si nous faisons un bon score, cela créera un trend favorable pour les élections communales de 2016 et cantonales de 2017, avec l’arrivée de jeunes élus.

Pourquoi voulez-vous retourner à Berne après déjà deux mandats?
Avec un réseau important dans les villes suisses et comme spécialiste des dossiers d’énergie et de transports, ma présence permettra de faire avancer les idées vertes. En 1979, j’étais vu comme un illuminé qui prédisait le passage aux énergies renouvelables. Comme à l’époque, je veux me battre pour la mutation énergétique. Il s’agit aussi de lutter contre la libéralisation du marché de l’électricité, qui est biaisée et dangereuse. En Suisse, elle se ferait au détriment de l’hydroélectricité, face au charbon allemand très subventionné.

Créé: 19.02.2015, 22h18

Articles en relation

Le candidat Daniel Brélaz divise à nouveau les Verts

Verts vaudois Le syndic de Lausanne est candidat au Conseil national. Le parti veut récupérer son troisième siège perdu en 2011. Plus...

Pourquoi Daniel Brélaz pourrait redevenir le héros des Verts

Vaud Les Verts vaudois se construisent une nouvelle culture politique. Certains voient dans le syndic de Lausanne leur salut à Berne. Plus...

Les sénateurs vaudois font leur bilan en vue des élections fédérales

Politique Les conseillers aux Etats sortants vaudois Géraldine Savary (PS) et Luc Recordon (Verts) ont tiré vendredi un bilan du travail effectué lors de la législature 2011-2015. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.