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Le canton de Vaud investira 800 millions par an

Le canton de Vaud va investir 833 millions de francs au total en 2014. Il prévoit de maintenir ce niveau d'investissement annuel jusqu'en 2020, si la santé financière de l'Etat le permet.

«Notre société doit admettre d'être moins égoïste», a déclaré Pascal Broulis.
«Notre société doit admettre d'être moins égoïste», a déclaré Pascal Broulis.
Jean-Bernard Sieber/ARC

Le Grand argentier vaudois, Pascal Broulis, a détaillé vendredi devant la presse la politique cantonale d'investissement sur les cinq à sept prochaines années. Le budget 2014, le premier à intégrer des éléments du programme de législature du gouvernement élu en 2012, affiche des investissements en hausse de 80 millions par rapport au budget 2013 et de 144 millions par rapport aux comptes 2012.

La planification financière pour la législature prévoit des dépenses nettes d'investissement de 400 millions par an - pour 2014, 389 millions. A cela s'ajoutent des prêts et garanties, qui portent ces dépenses entre 700 et 800 millions de francs. L'année prochaine, le canton accordera 110 millions de nouveaux prêts et 334 millions de nouvelles garanties, pour un total d'investissements de 833 millions.

«Prioriser»

Ce montant est déjà au-delà de la fourchette haute du programme de législature, a averti Pascal Broulis. Et le plan d'investissements 2015-2018 prévoit 178 nouveaux objets pour un montant brut de 3,36 milliards, soit 842 millions par an. «Nous devrons prioriser les objets de ce plan d'intention», a averti le chef du Département des finances.

Le niveau élevé des investissements ne peut être tenu que si l'Etat arrive à absorber les charges qui en découlent dans son budget courant, a souligné le magistrat PLR. Chaque milliard investi génère 100 millions de charges annuelles: 30 millions d'intérêts, 30 millions de charges d'entretien et 40 millions d'amortissements. Certains objets devront probablement être reportés d'un ou deux ans.

Blocages

Difficulté supplémentaire pour la planification: de nombreux grands projets sont aujourd'hui bloqués par des oppositions. Pascal Broulis a cité la Transchablaisienne, le nouveau Parlement, le Pôle muséal ou l'Hôpital de Rennaz. «Les procédures doivent impérativement être simplifiées et raccourcies», a insisté le conseiller d'Etat.

Les prolongations de délai, en particulier, devraient être abolies. Certains avocats les utilisent systématiquement pour rallonger les procédures, a fustigé Pascal Broulis. De manière générale, «notre société doit admettre d'être moins égoïste», a-t-il conclu.

ats

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