Carton pour les apprentis "last minute"

RentréeMise sur pieds pour la première fois, l’opération «last minute» a permis l’engagement de 73 jeunes après la date limite du 31 juillet.

Maite Taruffi est une apprentie engagée dans le programme last minute, ici au côté de Christien Freiholz, adjointe au chef du service du personnel de Morges

Maite Taruffi est une apprentie engagée dans le programme last minute, ici au côté de Christien Freiholz, adjointe au chef du service du personnel de Morges Image: VANESSA CARDOSO

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Sylvie Roldan-Dessenne est ravie. L’idée de la Division apprentissage de l’Etat, où elle est adjointe, remporte un franc succès. «Nous n’y avons pensé que ce printemps et on s’attendait à ce qu’elle ne débouche que sur cinq contrats d’apprentissage supplémentaires», se remémore-t-elle. Or, au 23 août, pas moins de 73 emplois ont été ouverts pour autant d’apprentis qui auraient dû attendre l’année prochaine sans ce nouveau dispositif.

Le système «last minute» consiste dans la possibilité de conclure un contrat entre employeur et apprenti après la date légale du 31 juillet. Pour favoriser le processus, l’Etat a mis en contact avec les patrons les jeunes qui n’avaient pas encore trouvé d’emploi. Ces derniers ont donc eu une dernière chance de se faire engager.

C’est le cas de Maïté Taruffi, 21 ans, qui a loupé ses examens de CFC après un apprentissage d’employée de commerce à l’Etat. Or, son service n’allait pas la garder en cas d’échec. Par chance pour elle, la Ville de Morges a une autre politique. Le Service du personnel de cette commune, qui a des apprentis, n’était pas sûr que l’un d’eux passe son CFC. Il n’a donc pas cherché à le remplacer durant le printemps. L’apprenti a réussi son examen. Le service s’est alors trouvé sans personne et a fait appel à «last minute».

«J’ai trouvé le système très pratique, s’enthousiasme Christine Freiholz, adjointe au chef de service. Et j’estime intéressant de donner une nouvelle chance à un apprenti qui a échoué sa troisième année.» De son côté, Maïté Taruffi est plus motivée que jamais, même si elle doit entamer une quatrième année d’apprentissage. D’une manière générale, les nouvelles sont relativement bonnes sur le front de l’apprentissage dans le canton. Une centaine de contrats supplémentaires ont été signés cette année par rapport à l’an dernier, où le nombre de signatures était déjà plus important que l’année précédente. Au total, près de 6494 contrats ont été conclus, contre 3400 en 2003. Il n’en reste pas moins que de nombreux jeunes ont dû opter pour une mesure de transition, soit une dixième année, faute d’avoir trouvé une place. Certains ont même dû se mettre sur une liste d’attente. Mais, selon Serge Loutan, chef du service de l’appui à la formation, ils ne devraient pas rester en carafe trop longtemps vu le taux élevé de roulement dans les différents programmes de transition comme l’OPTI, les Semestres de motivation ou les modules de préapprentissage.

Créé: 30.08.2013, 13h47

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