Une centaine de migrants au chaud chez Switcher

Le Mont-sur-LausanneLe Collectif Jean Dutoit s'est installé dans l'ancien bâtiment de la marque à la baleine, depuis samedi, propriété de la Banque Cantonale Fribourgeoise.

L'ex-bâtiment Switcher comprend des bureaux, des halles de stockages, des halles de squash et une cafétéria sur 3723 mètres carrés

L'ex-bâtiment Switcher comprend des bureaux, des halles de stockages, des halles de squash et une cafétéria sur 3723 mètres carrés Image: laurent Antonoff

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«On espère passer l'hiver ici et qui sait, de longues années aussi.» Par une fenêtre entrouverte de leur «nouvelle maison», des migrants africains taillent le bout de gras en ce mercredi matin. Depuis samedi dernier, épaulés par le Collectif de soutien Jean Dutoit, ils ont investi l'ancien bâtiment Switcher au Mont-sur-Lausanne pourtant sous surveillance. Un immeuble racheté en février dernier pour 4,25 millions de francs par la Banque Cantonale Fribourgeoise, suite à la faillite de la marque à la baleine. Il est resté inoccupé depuis lors.

Il s'agit du sixième bâtiment occupé par le collectif depuis sa formation à l'été 2015. L'ancien immeuble Switcher est de tous le plus grand. D'une surface totale de 3723 mètres carrés répartis sur plusieurs niveaux, il comprend notamment une halle de stockage, des bureaux, des installations sportives dont des halles de squash, ainsi qu'une cafétéria. Les migrants y sont actuellement une centaine. Juste avant, ils occupaient un immeuble au chemin des Sauges, à Lausanne, depuis juin 2017. C'est parce que le contrat de confiance qu'ils avaient passé avec le propriétaire arrivait à échéance fin septembre qu'ils ont déménagé au Mont. «Cela prouve que nous respectons nos engagements», soulignent des membres du collectif.

Pour Jean Dutoit, «l’Etat ne devrait pas laisser des gens vivre à la rue, sans possibilité de travailler, et que la détention administrative et les renvois forcés de personnes n’ayant commis aucun crime vont à l’encontre de l’exercice des droits humains fondamentaux.» D'où la raison de ces occupations successives. Quant aux migrants rencontrés mercredi au Mont, ils expriment tous le même désir: pouvoir travailler pour certains, poursuivre des études à l'Université pour d'autres, voir leur statut régularisé pour tous.

Créé: 26.09.2018, 11h27

Articles en relation

Une centaine d'Africains survivent en communauté à Lausanne

Précarité Dans un immeuble squatté à la Blécherette, un collectif de migrants vit l’exil européen entre solidarité, précarité et espoir. Reportage. Plus...

Évacuation de 52 migrants de la salle de Grand-Vennes

Lausanne Vendredi vers 17h, le Collectif New Life a investi la salle de gym pour la nuit. Ils ont été évacués vers 20h30, sans solution de repli. Plus...

Le collectif Jean Dutoit est de retour à Lausanne

Précarité Une centaine de migrants sans-abri a quitté son squat de Romanel pour investir un immeuble à la Blécherette. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.