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Cesla Amarelle attaquée sur son soutien variable au fonds FORTA

Le site du comité «Oui à FORTA» a été discrètement mise à jour pour mettre en avant la candidate PS. Les Jeunes vert’libéraux crient à la manipulation. Explications.

Cesla Amarelle se défend d'avoir menti sur son soutien au fonds FORTA.
Cesla Amarelle se défend d'avoir menti sur son soutien au fonds FORTA.
Vanessa Cardoso

Un «CeslaAmarelleGate». Les Jeunes Vert’libéraux ont sorti les grands mots jeudi pour éreinter la candidate socialiste au Conseil d’Etat, qu’ils accusent d’avoir menti sur son soutien au fonds fédéral FORTA. Droite dans ses bottes, l’intéressée s’en défend avec vigueur. L’épisode témoigne de l’intensité de la campagne.

Le fonds FORTA, accepté par 62% des Suisses le 12 février, pourrait être relégué aux oubliettes de la conscience citoyenne. Mais il colle aux doigts de Cesla Amarelle comme le sparadrap du capitaine Haddock. Mercredi, lors d’un débat en direct sur La Télé, la conseillère nationale a encore été cuisinée sur son soutien à ce projet jugé très important pour le financement des infrastructures vaudoises. Car la socialiste a voté «non» au parlement, avant de changer d’avis et de se prononcer en faveur du fonds routier durant la campagne du référendum. La candidate a même précisé qu’elle avait intégré le comité de gauche Oui à FORTA. «Mensonges», ont rétorqué quelques heures plus tard les Jeunes Vert’libéraux, en montrant que sur le site du comité sa photo avait opportunément été glissée parmi celles des personnalités soutenant FORTA, alors qu’elle n’y figurait pas deux jours plus tôt. «Mme Amarelle a délibérément été ajoutée sur ce site pour cacher le fait qu’elle est opposée à Forta», en déduisent les écologistes de droite.

Interrogée sur cette curieuse mise à jour d’un site qui est «dormant» depuis la votation, Cesla Amarelle s’en distancie. «J’ignorais que je ne figurais pas sur cette page et je n’ai jamais demandé à y être ajoutée. Je faisais partie du comité Oui à FORTA car, pendant la campagne, on m’a demandé si je voulais y être associée et j’ai répondu oui. Je ne suis pas allée regarder ensuite où mon nom apparaissait.»

La mise à jour du site est en réalité le fait du socialiste Julien Rilliet, secrétaire général de la campagne FORTA. Il assume: «Oui, j’ai ajouté la photo de Cesla Amarelle après le débat. C’était peut-être maladroit, mais c’était pour bien montrer qu’elle était membre du comité. Pendant la campagne, la page des soutiens affichait aléatoirement, à chaque chargement, plusieurs des membres parmi la cinquantaine de noms. Cesla Amarelle en faisait partie. J’ai supprimé cette fonction dynamique lors du toilettage final du site, après le vote du 12 février.» Figeant la page sur un trombinoscope où n’apparaissait pas la candidate.

Celle-ci dit être «consternée» par la polémique. «Mon soutien à FORTA ne peut pas être contesté: je l’ai encore affirmé publiquement lors de notre congrès de janvier, devant 500 militants et une foule de journalistes.» Si elle a voté non à Berne, c’est, dit-elle, «parce que j’ignorais à ce moment-là l’impact réel sur le fonds d’agglomérations». Six mois plus tôt, le Conseil d’Etat vaudois avait pourtant souligné dans un communiqué l’importance de FORTA pour le Canton. «Dans le cadre des débats au parlement, il y avait des arguments convaincants contre FORTA. Ce n’est que par la suite que j’ai pris conscience des conséquences concrètes pour les agglomérations et j’ai donc soutenu FORTA clairement», précise Cesla Amarelle.

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