Passer au contenu principal

Des bons de 100 francs pour les lésés de la ligne Lausanne-Puidoux

L'ex-régie fédérale a imaginé une solution sous conditions pour dédommager les usagers touchés par les travaux estivaux.

L'objectif est d'étendre ensuite le système à d'autres périodes de gros travaux.
L'objectif est d'étendre ensuite le système à d'autres périodes de gros travaux.
Keystone

Ce sera «une première suisse, voire mondiale», annoncent les CFF. Le transporteur a présenté, mercredi, son projet-pilote de dédommagement pour les voyageurs qui subiront les travaux de la ligne Lausanne-Puidoux-Chexbres entre le 7 juillet et le 26 août. En l’occurrence, un bon de 100 francs valable chez n’importe quel transporteur mais disponible sous condition.

«Nous avons ciblé les pendulaires, c’est pourquoi il y a notamment un nombre de voyages minimum à effectuer», prévient Alain Barbey, coordinateur régional CFF Suisse romande. Le système fonctionnera avec le module «Cockpit de voyage» de l’application pour smartphone SBB Mobile Preview. Après s’être inscrit, le passager devra impérativement activer la géolocalisation pour permettre une comptabilisation automatique de ses trajets. «Lorsqu’il aura effectué 10 voyages au minimum avec un temps de parcours prolongé d’au moins 20 minutes, le client recevra automatiquement son bon d’une valeur de 100 francs à faire valoir pour des titres de voyage», explique le transporteur.

Un bon unique

Ces travaux d’entretien et de mise en conformité de gares toucheront 13'000 clients par jour. Durant l’interruption de trafic, le temps de parcours supplémentaire, via les bus et trains de substitution, est estimé à 25 minutes en moyenne. Dans les faits, il variera de 6 à 39 minutes en fonction de l’itinéraire emprunté. Les CFF estiment que 60% des voyageurs pourront bénéficier du dédommagement et s’attendent à dépenser «entre 1 et 2 millions de francs» pour ce projet-pilote.

Mais, attention, ce bon de 100 francs sera unique, quel que soit le nombre de voyages impactés au-delà de dix. De même, il n’y aura pas de différence entre la 1re et la 2e classe. «La question d’un deuxième palier de dédommagement s’est évidemment posée et fera sûrement partie des points à améliorer à l’avenir, admet Alain Barbey. Néanmoins, nous voulions vraiment lancer ce projet lors des travaux entre Lausanne et Puidoux. Le délai était donc très court pour le mettre au point.»

«Le parlement traite en ce moment du droit au dédommagement des passagers. Ça pourrait donc devenir obligatoire»

La Fédération romande des consommateurs (FRC), qui avait demandé aux CFF de réfléchir à un dédommagement, se dit satisfaite de ce premier pas. «Ce n’est pas encore une solution parfaite, faute de temps, mais ce sont des mesures positives pour lesquelles nous nous battons depuis longtemps, apprécie Robin Eymann, responsable politique économique à la FRC. Nous aimerions que ce concept fonctionne et qu’il puisse être étendu. D’autant que le parlement traite en ce moment du droit au dédommagement des passagers. Ça pourrait donc devenir obligatoire.»

L’objectif du transporteur est en tout cas de s’appuyer sur cette première expérience pour l’utiliser à l’avenir lors d’autres travaux de longue durée. Car «offrir des chocolats, même si ça part d’une bonne intention, ce n’est pas en adéquation avec les inconvénients subis», reconnaît Alain Barbey.

Reste une question sensible, posée par le recours à la géolocalisation: la protection des données personnelles des passagers. Les CFF assurent qu’elles seront strictement anonymisées et non utilisées à des fins commerciales. «Le Préposé fédéral à la protection des données a estimé que le projet respectait toutes les exigences en vigueur.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.