«Le challenge sera d’effacer l’image capitaliste et bourgeoise du PLR»

Parti libéral-radicalLa Lausannoise Laurine Jobin est devenue secrétaire générale du PLR vaudois.

Pour Laurine Jobin, un nouveau candidat au Conseil d'Etat aurait la tâche plus facile en 2019 par exemple, que lors des élections générales en 2022.

Pour Laurine Jobin, un nouveau candidat au Conseil d'Etat aurait la tâche plus facile en 2019 par exemple, que lors des élections générales en 2022. Image: Florian Cella

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Elle a 28 ans et devient secrétaire générale de la plus grande formation politique vaudoise, le Parti libéral-radical (PLR). Depuis le mois de juin, la Lausannoise Laurine Jobin a repris le poste de Philippe Miauton, désormais directeur adjoint de la Chamb re vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). Alors que les élections cantonales sont tout juste terminées, l’enjeu à long terme du parti reste l’avenir de ses conseillers d’Etat Pascal Broulis, Jacqueline de Quattro et Philippe Leuba. Interview.

Le PLR Suisse cherche un remplaçant à Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Verra-t-on un conseiller d’Etat vaudois se porter candidat?
Nous voulons participer au jeu et sommes légitimés à le faire. Nous ne fermons pas la porte à la relève et aux gens motivés. Ce n’est pas un appel du pied à nos conseillers d’Etat. Nous laissons la liberté à ceux qui veulent se présenter. Nos conseillers d’Etat viennent d’être réélus et ils doivent rester un moment pour mener leurs projets.

Partiront-ils donc en 2019 pour tenter une élection au parlement fédéral? Qu’est-ce qui irait dans l’intérêt du parti?
Il serait en effet plus simple, pour un nouveau candidat au Conseil d’Etat, d’arriver en cours de législature que de passer par une élection générale en 2022. Mais si nos conseillers d’Etat veulent poursuivre jusqu’à la fin de leur mandat, c’est leur droit, car ils ont été élus pour cela. Il y a eu trois élections depuis 2015. Ceux qui voulaient participer ont pu le faire. De nouvelles opportunités arriveront.

Comment ferez-vous pour maintenir la nouvelle alliance PLR, UDC et Vert’libéraux, alors que certains députés UDC disaient «se boucher le nez» lors des élections?
Nos députés se voient chaque semaine et peuvent adhérer à cette stratégie. Nous avons besoin de l’UDC et l’UDC a besoin de nous au Grand Conseil. Notre stratégie était bonne. Statistiquement, elle est obligatoire.

Reste qu’une partie de l’électorat PLR a refusé trois fois de suite, soit en 2011, 2012 et 2017, le candidat proposé par l’UDC pour le Conseil d’Etat, empêchant la droite d’être majoritaire.
Avec l’image de l’UDC Suisse en tête, notre électorat ne suit pas et une démobilisation s’est produite. L’UDC Suisse et l’UDC Vaud sont différentes. Au Conseil d’Etat, les données ne sont pas les mêmes qu’au Grand Conseil. Il faut voter pour des personnalités.

Quelle est donc la personnalité UDC qui pourra plaire à tout votre électorat?
Nous l’attendons, même si Jacques Nicolet était un très bon candidat. Ce n’est pas à nous de la proposer.

On voit difficilement votre parti progresser aux élections fédérales de 2019. Arrivez-vous à un moment sans enjeu pour le PLR?
Non. Après ces élections, on voit que la fusion des Partis libéral et radical de 2012 a bien pris. Le challenge sera maintenant d’effacer l’image capitaliste et bourgeoise d’un PLR qui ne défendrait que les intérêts des employeurs. Je veux expliquer que le PLR défend aussi bien les employés que les employeurs. Qu’il est un parti pragmatique lorsqu’il soutient la hausse de l’âge de la retraite, conscient que les financements étatiques seront difficiles.

Les Jeunes libéraux-radicaux (JLR) ont lancé une initiative pour une baisse d’impôts, en jouant sur les déductions des primes maladie. A quand une attaque frontale contre la fiscalité des personnes physiques, quitte à attaquer le budget de Pascal Broulis?
Nous préférons aller par petits pas, plutôt que de tout demander tout de suite. Ainsi, les JLR ont visé le consensus, car leur idée est soutenue aussi à gauche. Pascal Broulis a un devoir de collégialité et tout ce qui se trouve dans le budget ne lui plaît pas forcément. (24 heures)

Créé: 19.07.2017, 10h11

Bio express

Laurine Jobin n’est pas une inconnue dans le parti. Cette motarde de 28 ans, qui fait partie des viennent-ensuite au Conseil communal de Lausanne, a déjà occupé le poste de secrétaire générale adjointe du PLR Vaud de 2015 à 2017. Auparavant, elle a travaillé six mois auprès du secrétariat du PLR Suisse à Berne, chargée notamment des campagnes romandes. Après des études de sociologie de la communication à l’Université de Fribourg et de sciences politiques à l’Université de Genève, elle a effectué un stage de six mois auprès du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et auprès de la représentation suisse en Palestine.

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