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Le chantier de la santé qui engage Pierre-Yves Maillard à rester

La fusion des soins à domicile avec les réseaux de santé recèle de gros enjeux sociaux, financiers et de modernisation du Canton. Le défi aiguise l'appétit de réforme du conseiller d'Etat socialiste

La demande de soins à domicile dans le canton de Vaud a subi en 2015 une forte augmentation. La facture du vieillissement de la population augmente
La demande de soins à domicile dans le canton de Vaud a subi en 2015 une forte augmentation. La facture du vieillissement de la population augmente
Keystone

Pierre-Yves Maillard dira en mai s’il brigue un nouveau mandat cantonal en 2017. Mais, pour les acteurs de la santé, l’affaire est entendue: le conseiller d’Etat populaire restera le timonier du paquebot Santé-Social, qui occasionne à lui seul quatre francs sur dix dépensés par le Canton. Ses interlocuteurs réguliers ont observé un net changement depuis mars. Les réserves que le socialiste exprimait dès qu’il était question de son avenir ne sont plus de mise. Les signes de lassitude que certains discernaient l’an dernier – «il est fatigué»; «il a fait le tour de son département» – ont disparu. Encore plus fort après le triomphe du Conseil d’Etat sur la réforme de la fiscalité des entreprises, son président avoue un appétit de réformes dans son champ d’action immédiat, au croisement des politiques sanitaire et sociale.

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