Une cheffe de l’office de protection des mineurs remerciée

Père abuseurLa responsable de l'office du Nord vaudois a quitté ses fonctions

Image: ARC/ Jean-Bernard Sieber

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L’ancien chef du Service de la protection de la jeunesse (SPJ) a été le premier à faire les frais de l’accablant rapport Rouiller dans l’affaire du père abuseur: il est parti la semaine dernière. Mais la conseillère d’État Cesla Amarelle avait annoncé «des réformes», laissant entendre qu’il y aurait très probablement d’autres séparations.

C’est le cas aujourd’hui, avec le départ, là aussi «décidé d’un commun accord», selon la formule consacrée, de l’ancienne responsable de l’Office régional de protection des mineurs du Nord vaudois. Julien Schekter, porte-parole du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), confirme ce départ avec effet immédiat.

Dans son analyse de l’affaire des huit enfants maltraités, violentés ou abusés sexuellement par leur père, l’ancien président du Tribunal fédéral avait mis en cause l’office de protection des mineurs du Nord vaudois. Et fustigeait, entre autres, l’inaction de la justice de paix ainsi que de l’office durant près de quatre ans, de début 2003 à fin 2006, malgré le rapport «alarmant» d’une assistante sociale daté de 2006. «On a su en temps utile que les enfants étaient victimes de maltraitance parentale, on avait même recueilli […] des indices d’abus paternels», relève le document, qui s’étonne qu’un retrait de la garde parentale n’ait pas été prononcé.


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(24 heures)

Créé: 09.10.2018, 16h49

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