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SantéLe CHUV crée une carte de donneur d'organe électronique

Un procédé permettant d'afficher sur une borne la carte de donneur du patient grâce à son smartphone a été mis au point par un médecin anesthésiste du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Une première.

Le procédé a été mis au point par un médecin anesthésiste au CHUV, Jocelyn Corniche. (1er septembre 2014)
Le procédé a été mis au point par un médecin anesthésiste au CHUV, Jocelyn Corniche. (1er septembre 2014)
Keystone

Pour augmenter les dons d'organes en Suisse, une nouvelle méthode est lancée. L'utilisateur d'un téléphone intelligent peut charger une application qui fera apparaître sa carte de donneur lorsqu'il passera devant une balise placée dans un hôpital, indiquent lundi 1er septembre le CHUV et Swisstransplant.

Le procédé a été mis au point par un médecin anesthésiste au CHUV, Jocelyn Corniche. Il se base sur l'application «echo112» qui a pris le relais de «144», qui permet de contacter directement les secours dans le monde entier et d'être localisé automatiquement.

Rapide et automatique

Depuis lundi, une mise à jour de l'application permet de générer deux cartes, l'une pour les contacts, médicaments et allergies, l'autre pour les informations relatives au don d'organes. Dès que le patient arrive aux urgences, une borne Bluetooth affiche la carte sur l'écran du portable.

Aucune autre information personnelle ne sort du téléphone, assure Jocelyn Corniche. La Suisse serait le premier pays à se doter d'un tel système, à sa connaissance. Il ne le juge «pas plus compliqué que Twitter, Facebook ou une application pour la météo».

Nette amélioration

La plupart des hôpitaux s'équipent de balises, poursuit-il en reconnaissant que le système se limite aux possesseurs de téléphones intelligents et que le 3e âge risque de ne «pas être touché». Malgré ces restrictions, «c'est un net plus» par rapport à la carte papier actuelle, selon le médecin.

Dans son communiqué, Swisstransplant (Fondation nationale pour le don et la transplantation d'organes) affirme qu'il s'agit d'une première mondiale. Elle devrait permettre d'améliorer la situation en Suisse, l'un des plus mauvais élèves européens en la matière. Quelque 1200 personnes sont actuellement en attente d'un don.

Eviter les incertitudes

«Moins de 5% de nos donneurs portent sur eux une carte de donneur. Les proches doivent décider à la place de la personne décédée, ce qui est souvent très difficile», souligne Franz Immer, directeur de Swisstransplant dans un communiqué.

La journée nationale du don d'organes se déroulera le 20 septembre. Des actions d'information et de sensibilisation seront organisées dans plusieurs villes de Suisse.

www.swisstransplant.org

ats

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