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Claude-Alain Voiblet: «La politique, c’est derrière»

L’ancien grand stratège de l’UDC Vaud reste membre du parti créé pour lui, le PLC. Mais il prend ses distances. Et règle ses comptes avec l’UDC où il a œuvré plus de 30 ans.

Claude-Alain Voiblet ne veut plus s'impliquer en politique. Son exclusion de l'UDC lui colle à la peau.
Claude-Alain Voiblet ne veut plus s'impliquer en politique. Son exclusion de l'UDC lui colle à la peau.
Florian Cella

Lui et l’UDC, ça ne faisait qu’un. La preuve: depuis son exclusion du parti cantonal, Claude-Alain Voiblet est invisible. En avril, il perdait son mandat de député, après s’être présenté sous la bannière PLC (Parti libéral-conservateur), ersatz de l’UDC fondé par sa garde rapprochée. Au Conseil communal de la capitale, il est absent. Alors on tente de prendre de ses nouvelles. «Pourquoi voulez-vous me parler? J’essaie de me faire un peu oublier», lâche-t-il d’entrée de jeu. Raté, on veut savoir ce qu’il mijote. «Je travaille. La politique, c’est derrière moi.» Claude-Alain Voiblet consent finalement à s’expliquer, à revenir sur son exclusion du parti auquel il a consacré plus de 30 ans de sa vie, pour une histoire d’affiches collées par-dessus celles des autres. La fin d’une série de scandales dans un parti cantonal qu’il a dominé de sa stature pendant une décennie.

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