Le groupement rebelle bouté hors du Conseil

BassinsSur 22 candidats du Groupement citoyen de Bassins, seuls 5 sont élus au Conseil dès le premier tour. Le controversé Didier Lohri est réélu à l’exécutif.

Le comité du Groupement de citoyen(ne)s de Bassins, avec Denis Currat, vice-président, Maurice Treboux, Blaise Pidoux, président, Christine Basso, secrétaire, et Marilou Cabiale, trésorière.

Le comité du Groupement de citoyen(ne)s de Bassins, avec Denis Currat, vice-président, Maurice Treboux, Blaise Pidoux, président, Christine Basso, secrétaire, et Marilou Cabiale, trésorière. Image: DR

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Pour le Groupement citoyen de Bassins (GCB), c’est la douche froide. La claque. Il aura fallu attendre très longtemps, dimanche soir, avant d’avoir les résultats, tombés après minuit (lire ci-dessous) . Et pour le collectif, qui voulait faire souffler un vent nouveau sur la commune, l’addition est salée: sur 22 candidats au Conseil, seuls cinq ont passé au premier tour.

Et comme, sur les 40 disponibles, il n’y a plus que deux places à glaner lors du second tour, il restera au mieux 15 candidats sur le carreau. Et pas des moindres, puisque toutes les figures du groupement, du député Maurice Treboux aux anciens municipaux Paul Pidoux et Bernard Treboux, finissent dans les choux.

«Apparemment, les Bachenards estiment que tout va bien à Bassins. Peut-être nous sommes-nous fait un film?» s’interroge l’élu cantonal. Qui se réjouit, tout de même, de voir tant de nouveaux visages au Conseil communal. Candidat, élu lui, et vice-président du GCB, Denis Currat abonde dans ce sens. «Ces nouvelles têtes témoignent d’une volonté de changement exprimée par la population. Il faut maintenant ramener calme et sérénité au village. Je suis très confiant.»

Car, minées par des rapports exécrables entre le GCB et l’Entente villageoise, ces dernières semaines auront été tout sauf sereines. Pour le syndic, Didier Lohri, réélu au premier tour à l’Exécutif, cette sixième campagne a d’ailleurs été la pire. «Sincèrement, je la sentais mal. C’était violent, sournois. Je ne croyais pas pouvoir être élu tout de suite.»

Et pourtant, avec 57% des voix, il l’a été. «On pourra dire que le score est moins bon que la dernière fois. Mais, au moins, moi, j’ai obtenu la confiance d’une majorité de citoyens.» Comme trois de ses camarades municipaux. Seul Alexandre Rastello devra en fait attendre le second tour pour être fixé. Une occasion pour le GCB, qui avait appelé à voter blanc en capitalisant sur la perspective d’un second tour, d’aller frontalement chatouiller l’Exécutif en place? «Pas sûr, on en parlera ce soir (ndlr: hier) », conclut Denis Currat .

Créé: 29.02.2016, 20h03

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