De nouvelles têtes entendent stimuler Lutry

Elections communalesPlusieurs candidats prônent une politique plus énergique, de peur que la future ville ne s’enlise.

A l’examen au Canton, le parking souterrain prévu sous les jardins familiaux du château fait partie des projets qui doivent dynamiser le bourg.

A l’examen au Canton, le parking souterrain prévu sous les jardins familiaux du château fait partie des projets qui doivent dynamiser le bourg. Image: Florian Cella

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Lutry aurait tort de s’endormir sur ses lauriers, aussi confortables soient-ils. C’est en tout cas le message qu’entendent faire passer plusieurs candidats à la Municipalité avant les élections du 28 février prochain. Si tous soulignent qu’il n’est nullement question d’un vent de révolte, ils sont nombreux à prôner le second souffle.

C’est un fait, l’horizon est bleu pour Lutry et sa Municipalité. Historiquement à droite, le bourg n’a pas dérogé à la règle lors du dernier quinquennat. Au milieu des quatre PLR Jacques-André Conne (syndic), Pierre-Alexandre Schlaeppi, Aude Savoy et Charles Monod, Claire Glauser portait seule la tunique socialiste. Hormis Aude Savoy, qui s’arrête là pour raisons professionnelles, tous se représentent. En face d’eux, la concurrence s’organise en trois listes : Kilian Duggan pour Les Verts, Michele Frigerio pour l’UDC ainsi que le ticket Jean-François Chapuisat et Ludovic Paschoud, du nouveau groupe Indépendants et Vert’libéraux.

«Il faudrait oser plus»

Mise sur pied pour «constituer une alternative hors partis», la jeune formation autoqualifiée d’«assez centriste» joue la carte de l’énergie à renouveler. «La commune est bien gérée, mais il y a peut-être un manque d’ambition et de vision sur le long terme, pose Ludovic Paschoud. Il y a cette impression que le PLR évolue dans une zone de confort alors qu’il faudrait oser un peu plus.» Kilian Duggan se charge de la deuxième nuance de vert: «Ce sont de bons gestionnaires, mais qui ne sont pas assez visionnaires, comme s’il y avait une tendance à s’endormir un peu.»

Peu convaincu par l’addition présentée, le syndic, Jacques-André Conne, refait le décompte: achat de parcelles pour le futur collège, réfection des routes, création d’une structure pour récolter les déchets, crédit voté pour la mise en place des écopoints, deux unités d’accueils pour écoliers, installation de pavillons scolaires temporaires… Et de conclure que «beaucoup de projets ont été réalisés ou initiés en cinq ans». Un bilan également défendu par sa collègue socialiste. «Même si certains projets prennent du temps et qu’il reste des choses à faire, notamment au plan du lien social, nous avons remis la machine en route en termes d’investissement», souligne Claire Glauser.

Si la Municipalité sortante s’accorde sur le travail effectué et la bonne entente qui règne en séances, les sensibilités resurgissent sur certains thèmes. Favorable à la création d’un «quartier solidaire», projet de mobilisation communautaire mené en lien avec Pro Senectute, Claire Glauser est par exemple freinée par une majorité PLR qui préfère attendre le bilan d’un projet similaire à Pully avant de se lancer.

Le défi de la croissance

«Lier», «rassembler», «dynamiser»… des mots qui se rejoignent pour qualifier une thématique forte à l’heure où Lutry s’apprête à devenir une ville (9648 habitants actuellement). «J’ai vu Pully se transformer, l’ambiance se disloquer petit à petit, et il faut se battre pour conserver cette âme villageoise ici, prévient Ludovic Paschoud. Nous arrivons à un tournant et il faut anticiper sous peine de perdre en authenticité.» Arrivé dans la commune il y a trois ans, Michele Frigerio abonde: «Ceux qui seront élus devront collaborer pour maintenir cette chaleureuse atmosphère de village.» «Nous travaillons déjà fortement en ce sens, notamment via nos sociétés locales très actives. Malgré le développement, la croissance ne sera pas exponentielle et nous pourrons maintenir le rapport de proximité que nous avons actuellement», répond le syndic. A l’examen au Canton, le parking souterrain prévu sous les jardins familiaux du château sera par exemple nécessaire pour favoriser le dynamisme du bourg. «La mobilité intracommunale doit aussi être renforcée pour éviter que la ville ne devienne un quartier de Lausanne dans le cadre de l’agglomération», ajoute Ludovic Paschoud.

Epargnée par les soucis financiers, Lutry entend donc multiplier les axes de travail et soigner son âme. Et si les enjeux sont connus, les prescriptions diffèrent.

Créé: 09.02.2016, 09h45

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