A Nyon, Rossellat et la gauche gagnent le premier tour

ElectionsLes Nyonnais ont confirmé leur attachement à la majorité de gauche.

Les socialistes Fabienne Freymond Cantone, Dominique Karlen, Stéphanie Schmutz et Alexandre Démétriadès (de g.à dr.) découvrent leurs scores.

Les socialistes Fabienne Freymond Cantone, Dominique Karlen, Stéphanie Schmutz et Alexandre Démétriadès (de g.à dr.) découvrent leurs scores. Image: CHRISTIAN BRUN

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Il enregistre certes une baisse de popularité, en perdant 10% de voix par rapport à 2011, mais le syndic Daniel Rossellat reste la locomotive de la plate-forme de la gauche. Il a été élu dimanche au premier tour, avec 52,4% des suffrages, avec les deux socialistes Fabienne Freymond Cantone et Stéphanie Schmutz, toutes deux sortantes, qui le talonnent de plus près qu’il y a cinq ans, avec respectivement 51,09% et 50,81% des voix.

Sanctionné, mais pas trop

Seul Olivier Mayor (Les Verts), le quatrième allié de la plate-forme, n’a pas passé la rampe (46,66%). Mais celui qui s’attendait à une sanction populaire pour «l’affaire des feux» se place néanmoins devant tous les candidats du bloc du centre droit, y compris son seul municipal sortant, l’indépendant Claude Uldry (44,60%), qui n’a pas bénéficié autant qu’il l’aurait souhaité de la prime du sortant.

Suivent parmi les non-élus le plus routinier des PLR, Maurice Gay, qui ne devance que de septante voix sa collègue et présidente de parti Roxane Faraut Linares. Un peu plus loin derrière, le Vert’libéral Vincent Hacker, inconnu au bataillon il y a encore quelques mois, passe devant l’UDC Sacha Soldini, qui se place dernier des candidats des partis officiels malgré une campagne très personnalisée. Apparemment, son côté populaire et engagé pour la ville n’a pas suffi à gommer l’épouvantail de l’étiquette UDC, en ce week-end de mobilisation contre son initiative fédérale.

Le candidat citoyen Raphaël Weisskopf, hors parti, n’est pas mécontent de son score de 13% des voix. Il faut dire que ce porte-parole des râleurs anti-feux figurait sur bon nombre de listes modifiées, puisque cette élection à la Municipalité a enregistré pas moins de 1167 bulletins sans dénomination. Il le dit sans ambages, il sera candidat au 2e tour. Quant à Salem Fedal, le chômeur qui espérait un job à l’Exécutif, il n’a fait que 3, 75% des voix.

«Beau week-end»

A gauche, où rien n’était joué d'avance, on exulte. «C’est un beau week-end pour les socialistes, tant à Nyon, à Lausanne qu’à Rolle», se réjouit Stéphanie Schmutz, qui ne s’attendait pas forcément être élue au premier tour. Par rapport aux critiques virulentes qu’il a dû subir sur la mobilité, le Vert Olivier Mayor se dit soulagé, même s’il devra se battre au deuxième tour pour garder le quatrième siège de la majorité de gauche à l’Exécutif. «Mais j’ai d’ores et déjà l’appui du syndic et des socialistes», se réjouit le municipal sortant.

A droite, le PLR Maurice Gay s’étonne que la population, qui affichait pourtant un certain mécontentement face à la politique de la gauche, réélise les mêmes. L’agrarien Sacha Soldini attendait mieux de la droite, même «si 36% de voix pour l’UDC à Nyon, ce n’est pas si mal». Mais rien n’est joué. Il y a encore quatre sièges à prendre et le centre droit ne désespère pas de gagner un troisième, voire un quatrième siège. «Au 2e tour, Olivier Mayor ne bénéficiera pas de la locomotive Daniel Rossellat», estime Roxane Faraut Linares.

Au Conseil communal, la droite reste majoritaire (59 sièges sur 100), le grand gagnant étant le Parti indépendant nyonnais (+4 sièges). Les Vert’libéraux en perdent 2, les Verts 1 et le PLR 1, l’UDC et le PS maintenant leur position. Le PDB n’a pas obtenu le quorum. (24 heures)

Créé: 28.02.2016, 22h06

Scores

Commentaire

Le difficile choix de la droite

Samedi, aux stands des partis, tout le monde avait les chocottes. La gauche s’attendait à une érosion, vu les critiques citoyennes sur la mobilité et le logement, le front uni de la droite et les candidats hors sol appelant à une forte dispersion des voix. Mais finalement, les socialistes affichent une belle stabilité alors que le syndic hors parti garde la main et conservera sa position d’arbitre de l’Exécutif. Même le maillon faible de la plate-forme de gauche, Olivier Mayor, a sauvé sa peau en devançant tout le centre droit.

Reste à savoir comment ce dernier repartira à la bataille et si la belle entente entre le PLR, le PIN, l’UDC et les Vert’libéraux résistera au 2e tour. La logique voudrait qu’on présente les quatre mieux placés, mais il pourrait y avoir bagarre sur le 4e candidat. Car le Vert’libéral Vincent Hacker, outre qu’il est un bleu, pourrait pâtir du fait que son parti n’a plus que cinq élus au Conseil communal, alors que l’UDC, elle, y a maintenu ses treize sièges. Les discussions ne font que commencer.

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