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Un Conseil d’Etat à majorité féminine et de gauche

Les Vaudois ont confirmé dimanche la majorité de gauche au gouvernement cantonal. En élisant deux socialistes et une Verte au second tour, ils se dotent du seul Conseil d’Etat à majorité féminine de Suisse.

Quatre femmes au Conseil d'État vaudois: Béatrice Métraux,  Jacqueline de Quattro,  Anne-Catherine Lyon et Nuria Gorrite
Quatre femmes au Conseil d'État vaudois: Béatrice Métraux, Jacqueline de Quattro, Anne-Catherine Lyon et Nuria Gorrite
Patrick Martin
Nuria Gorrite est félicitée par ses partisans
Nuria Gorrite est félicitée par ses partisans
Keystone
Le chancelier d'état, Vincent Grandjean
Le chancelier d'état, Vincent Grandjean
Sarah Bourquenoud
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Les Vaudois ont confirmé dimanche la majorité de gauche au gouvernement cantonal. En élisant deux socialistes et une Verte au second tour, ils se dotent du seul Conseil d’Etat à majorité féminine de Suisse.

Pour la première fois, quatre femmes siégeront au gouvernement vaudois. Seul le canton de Zurich a déjà connu un exécutif à majorité féminine, entre 2003 et 2006.

L’ordre d’élection des candidates constitue une demi-surprise. Alors qu’elle était devancée par les deux sortantes au premier tour, la syndique de Morges Nuria Gorrite (PS) leur brûle cette fois la politesse.

«Nuria Gorrite a fait une excellente campagne», a souligné Cesla Amarelle, présidente du PS vaudois. «J’ai acquis davantage de notoriété», confirme la nouvelle élue, qui pense avoir séduit pour ses capacités à négocier et créer des ponts.

Avec 74’438 suffrages (53,08%), Nuria Gorrite devance de 1100 voix Béatrice Métraux (Verts, 73’325 suffrages, 52,29%) et de 4200 voix Anne-Catherine Lyon (PS, 70’165 suffrages, 50,04%).

Département exposé

«Je dirige depuis 10 ans le plus beau et le plus exposé des départements. C’est toujours difficile, dans tous les cantons, de se faire réélire à la tête de l’instruction publique», a expliqué Mme Lyon, qui n’a toutefois pas l’intention de changer de dicastère. Le trio, qui a fait une campagne soudée, creuse un écart net avec le candidat UDC, souligne la ministre.

Les trois élues rejoignent au Château cantonal Pierre-Yves Maillard (PS), arrivé en tête au premier tour. La gauche conserve ainsi la majorité conquise en décembre lors de l’élection complémentaire provoquée par le décès du ministre UDC Jean-Claude Mermoud. Pour la première fois, elle obtient cette position pour une législature entière.

Candidat UDC distancé

Pourtant soutenu par le PLR, l’UDC Claude-Alain Voiblet échoue à reconquérir ce siège. Avec 62’480 suffrages (44,56%), M. Voiblet est distancié de 7600 voix par la moins bien élue du trio de gauche. L’UDC n’a que peu rattrapé son retard du premier tour: l’écart passe de 6% à 5,5%.

«L’alliance PLR-UDC a très bien fonctionné sur le terrain. On a appris à se connaître», a estimé Christelle Luisier, présidente des radicaux vaudois. Les trois sortants PLR Pascal Broulis, Jacqueline de Quattro et Philippe Leuba ont été élus déjà au premier tour.

Ecart dans les villes

La droite veut analyser pour quelles raisons elle perd autant de voix dans les villes. «Nous devons ramener le rapport entre la gauche et la droite dans des proportions acceptables», a analysé Claude-Alain Voiblet.

Le candidat de Vaud Libre, Emmanuel Gétaz, réunit 8,9% des voix (12’485 suffrages), alors qu’il avait fait 5% au premier tour. Ce résultat, en ligne avec celui du second tour de la complémentaire de décembre, confirme que le socle électoral du centre se situe autour de 10%. A 35,62%, la participation est nettement plus basse que celle du premier tour (41,79%).

Risque de blocage

La cohabitation entre un Conseil d’Etat de gauche et un Grand Conseil à droite s’annonce «très délicate», avertit Christelle Luisier. «On ne va pas jouer le blocage, mais au besoin, le parlement jouera un rôle renforcé de surveillance et de proposition», estime la présidente des radicaux.

«Il n’y aura pas de difficultés», selon Béatrice Métraux. «Des domaines comme le logement, l’énergie et les infrastructures devraient fédérer. Je suis convaincue qu’on trouvera des chemins», affirme la cheffe du Département de l’intérieur.

«Je suis assez confiant», a déclaré Pierre-Yves Maillard. «On trouvera les compromis nécessaires». Quant à la présidence du Conseil d’Etat, actuellement détenue par le radical Pascal Broulis, «on en parlera plus tard à sept», a éludé le socialiste, pressenti pour cette fonction. La répartition des départements se fera ces prochaines semaines.

ATS

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