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Un Conseil d’État passif face au couac électoral

Le Bureau du parlement gronde. Jusqu’à 700 citoyens n’ont pas reçu leurs bulletins cantonaux.

ODILE MEYLAN

Le Bureau du Grand Conseil déplore la «légèreté» du Conseil d’État et présente ses «regrets sincères» aux électeurs touchés par le couac de l’élection complémentaire.

«Un problème technique lors de la mise sous pli [...] concernait, selon l’approximation la plus pessimiste, au maximum 700 enveloppes» (sans bulletins cantonaux), écrit-il dans son rapport sur les recours électoraux. C’est peu sur les 435'000 électeurs inscrits, mais l’organe parlementaire attend mieux des services cantonaux à l’avenir.

Pas moins de 326 citoyens ont signalé l’absence des bulletins électoraux cantonaux et 140 d’entre eux n’ont pas pu participer à l’élection. Ces derniers ont voté sur les objets fédéraux en pensant à tort recevoir une seconde enveloppe. Au centre d’édition, un problème de conditionnement expliquerait des carnets de bulletins «pas parfaitement plats», voire humidifiés avant réception.

Toutefois, ni les collaborateurs ni la machine n’ont signalé d’erreur. Les recours de cinq citoyens devraient être rejetés par le plénum mardi, car le résultat n’aurait pas changé, conclut le Bureau. Christelle Luisier aurait été élue, vu ses 46'000 voix d’avance.

Toujours est-il que le Conseil d’État n’aurait pas dû se contenter de laisser les services cantonaux répondre aux médias: «Une véritable communication proactive la plus précoce possible aurait permis à certains électeurs d’apprendre le problème avant d’avoir déjà voté pour le scrutin fédéral.» De plus, le chiffre de 150 enveloppes incomplètes a été donné aux médias le 29 janvier «avec une certaine précipitation».

Enfin, le Bureau blâme le Conseil d’État: «Aucune prise de parole politique, donc du Conseil d’État ou de l’un de ses membres, n’a été entendue, aucun regret n’a été exprimé, à aucun moment, à l’intention de citoyens qui ont bel et bien été privés de leur droit de voter à l’élection d’un membre du Conseil d’État, sans avoir commis la moindre erreur.»

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