Le contrôle du contenu de nos assiettes jugé trop laxiste

VaudUn rapport épingle le travail des inspecteurs des denrées alimentaires. Le chimiste cantonal relativise ces critiques et réfute tout danger pour la santé

Au total, les cas problématiques ne représenteraient que 2 ou 3% des établissements. Et les atteintes à la santé sont rares.

Au total, les cas problématiques ne représenteraient que 2 ou 3% des établissements. Et les atteintes à la santé sont rares. Image: Florian Cella

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«Le contrôle des denrées alimentaires ne protège pas le consommateur avec suffisamment d'efficacité». Tel est le constat, sévère, de l'audit mené par la Cour des comptes du Canton de Vaud auprès du service chargé de surveiller la qualité des aliments préparés dans les restaurants mais aussi chez les bouchers, boulangers et vendeurs de plats à l'emporter. «Par manque de personnel, les inspections ne sont pas assez fréquentes», souligne le rapport. La Cour des comptes met en exergue un chiffre qui fait peur: 30% des échantillons de denrées alimentaires préparées, au restaurant surtout, ne seraient pas satisfaisants du point de vue microbien.

Alors, angoisse dans nos assiettes? Le chimiste cantonal Bernard Klein, qui dirige le service mis en cause, se veut rassurant. Même si un tiers des denrées analysées semblent contaminées? «Nous ne faisons analyser des échantillons que lorsque nos inspecteurs constatent des anomalies, une hygiène insuffisante ou un frigo pas assez froid, par exemple. Les analyses ne sont donc pas aléatoires. Le chiffre de 30% signifie en fait qu'un tiers des suspicions des contrôleurs sont confirmées», explique Bernard Klein.

Au total, les cas problématiques ne représenteraient que 2 ou 3% des établissements. Et les atteintes à la santé sont rares. A propos de la fréquence des inspections, le chimiste cantonal ajoute que Vaud n'est pas un mauvais élève en comparaison intercantonale. Sur le plan international, les établissements vaudois sont plus souvent contrôlés que du côté allemand, ajoute Bernard Klein.

Des renforts en inspecteurs - qui occupent sept postes actuellement - sont-ils envisagés? C'est une question politique puisqu'il faudrait augmenter le budget du Service de la consommation et des affaires vétérinaires: «Une demande d'augmentation de l'effectif devrait être étayée de manière plus approfondie», estime Bernard Klein.

Créé: 20.11.2013, 16h14

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