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Créer la destination gourmande suisse

Les Grands Sites du goût veut fédérer une vingtaine de terroirs et de produits pour les vendre aux touristes.

À Bonvillars, la truffe a droit à son marché mais aussi à une foule d’activités.
À Bonvillars, la truffe a droit à son marché mais aussi à une foule d’activités.
JEAN-PAUL GUINNARD

«Est-ce que nous arriverons à faire comprendre à la planète que la Suisse est une destination gourmande?» s’exclame Josef Zisyadis, fondateur de la Semaine du goût, qui a fédéré un nouveau projet, les Grands Sites du goût, pour mettre en valeur «un patrimoine biologique, culturel et agricole qui existe déjà». Avec l’Office du tourisme du canton de Vaud et GastroVaud (qui représentent leurs faîtières suisses), la nouvelle association a déjà décroché le soutien fédéral par Innotour, qui promeut l’innovation touristique. Grâce à cette aide, les Grands Sites du goût ont trois ans et près de 600'000 francs pour réussir à fédérer 15 à 25 destinations gourmandes du pays, des «territoires qui mettent un produit en avant, selon Sylvain Gaildraud, le chef de projet. La gastronomie est au cœur de l’offre touristique, poursuit-il. Elle représente 30% du budget du tourisme, qu’il s’agisse de nourriture prise sur place ou de souvenirs.»

L’association a déjà réuni quatre premiers sites, dont un est exemplaire: le Val-de-Travers et l’absinthe. Un patrimoine, des fêtes, la Maison de l’absinthe, des sentiers thématiques, la Route de l’absinthe, de la gastronomie du terroir, autant d’éléments qui participent à bâtir une offre cohérente pour le visiteur. «Il faut rassembler les marqueurs qu’il y a sur le territoire pour un tourisme à taille humaine, fait de circuits courts, de contacts humains, d’expériences personnelles», affirme Josef Zisyadis. Car le projet veut soutenir les hébergements insolites, la mobilité douce, le tourisme nature et les produits de terroir.

Dans la région de Grandson, c’est la truffe qui est à l’honneur, qu’on retrouve au marché de Bonvillars, à la Maison des terroirs, dans les restaurants, dans les spécialités des artisans ou dans des balades. Dans le Chablais, la vedette est bien sûr le Sel des Alpes, avec la visite des Mines de sel de Bex, les brunchs ou les expositions, la gamme de produits de beauté qui en sont tirés. Le quatrième membre vient du Valais, avec le fromage à raclette et le Grand Entremont qui va jusqu’à Verbier.

Des candidats nombreux

«Mais des contacts sont en cours avec une dizaine de sites romands et tessinois, promet Sylvain Gaildraud, avant que nous allions prospecter la Suisse alémanique.» Le vignoble de Lavaux, l’agriculture urbaine genevoise, l’amigne de Vétroz, Bellelay et la tête de moine, l’Ajoie et la damassine, le merlot tessinois, l’agriculture biologique du val Poschiavo, les vergers thurgoviens, le kirsch zougois, le maïs de la vallée du Rhin, etc. sont autant d’acteurs qui pourraient se fédérer. «La concurrence ne vient pas du canton d’à côté, nous devons travailler ensemble», promet Gilles Meystre, le président de GastroVaud, qui avait été un des partenaires pour le lancement du programme œnotouristique vaudois en 2015.

«La gastronomie nous permet de nous différencier durablement, explique Andreas Banholzer, le directeur de l’Office du tourisme du canton de Vaud. L’œno- ou le gastrotourisme permet de découvrir une région par ses racines et par ses goûts. Et les Vaudois prêtent une attention particulière à leur patrimoine culinaire. Nous vendons déjà à l’international une centaine d’expériences différentes autour de l’art de vivre.»

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