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Les crocs toujours affûtés, Schüp sort un recueil

Pierre-André Schüpbach sort un nouveau volume de Périphériscopiques. Ce maître de l’absurde sévit depuis quarante ans avec ses acolytes. Rencontre.

Pour les photos, il préfère cacher sa tête sous une cagoule de Père Ubu. On fera exception aujourd’hui. Ce n’est pas que Pierre-André Schüpbach, dit Schüp, soit timide. Mais ce prof à la retraite préfère s’effacer derrière le personnage d’Alfred Jarry, créateur de la pataphysique, pseudo-science du loufoque et de l’absurde qui inspire sa vie. Elle l’a amené à fonder le Centre de recherches périphériscopiques dans les années 1970: un lieu de diffusion de la pensée satirique, installé dans son appartement du collège d’Oleyres. Le cinquième volume des Périphériscopiques, paru il y a quelques semaines (lire ci-contre) montre que la petite entreprise ne s’essouffle pas.

L’art de Schüp, c’est de détourner les mots «pour leur faire dire le contraire de ce qu’ils disent». «Cela permet de se moquer des gens qui ont des certitudes, dit-il. Mais de s’en moquer gentiment, hein, parce que j’aime les imbéciles, ils sont le sel de la terre. Sans eux, le monde serait triste.»

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