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Davantage de Trains des vignes grâce à une pétition

1914 paraphes ont motivé le Canton à améliorer la desserte CFF Vevey-Puidoux. La cadence ne sera pas doublée.

Les Communes ont vendu leurs parts dans le Train des vignes aux CFF en 2012.
Les Communes ont vendu leurs parts dans le Train des vignes aux CFF en 2012.
CHANTAL DERVEY

Dès décembre, davantage de trains circuleront entre Vevey et Puidoux. L’horaire du Train des vignes sera le même du lundi au dimanche (et non plus du lundi au vendredi), avec une course par heure de 6 à 23 heures. Et les nuits des week-ends, un aller-retour supplémentaire ramènera les noctambules à bon port.

Cette amélioration n’est pas tombée du ciel. C’est la pétition de Monique Jaton, de Chexbres, qui a motivé les démarches du Canton. La réponse au texte envoyé en mars et muni de 1914 signatures est tombée fin septembre. Si les pétitionnaires se réjouissent des améliorations apportées, ils déplorent que la cadence à trente minutes n’ait pas été retenue.

Ce printemps, deux séances ont réuni le Canton, la Commune de Chexbres et les pétitionnaires. Devisé à quelque 200'000 francs, l’ajout d’une paire de courses supplémentaire était «financièrement acceptable», indique Julien Niquille, responsable du domaine Offre et projets de transport public à la Direction générale de la mobilité et des routes. Ce coût sera supporté à 47% par la Confédération. Les 53% restants sont à la charge du Canton et des Communes de la Riviera (30 des 53%).

1000 voyageurs exigés

Les pétitionnaires promettent de ne pas relâcher la pression, mais la cadence à trente minutes n’est pas gagnée. «Pour l’Office fédéral des transports (OFT), il faudrait 1000 voyageurs par jour pour justifier une telle cadence aux heures de pointe, or nous en enregistrions 550 en 2018», souligne Julien Niquille. Ces chiffres ont pu être «légèrement faussés» par les travaux en gare de Chexbres et l’interruption durant sept semaines de la ligne Lausanne-Puidoux. Mais le responsable peine à imaginer plus de 600 à 700 voyageurs en 2019. N’est-ce pas en intensifiant l’offre que la fréquentation augmentera aussi? À l’été 2018, des bus toutes les trente minutes, en contrepartie des travaux en cours, avaient rencontré leur public. «En effet, pour avoir plus de monde, il faudrait une cadence à trente minutes», reconnaît Julien Niquille. Mais la procédure de l’OFT exige que l’on démontre la demande avant de proposer une offre supplémentaire…

À cela s’ajoutent des problèmes d’infrastructures, qui ne permettent pas, aujourd’hui, de faire circuler plus de trains. «Il faudrait étudier les possibilités logistiques. Mais cela coûterait au moins 1 million supplémentaire (matériel roulant) plus des travaux d’infrastructures (non chiffrés); on peut se demander si ce coût est proportionnel aux éventuels 1000 utilisateurs quotidiens.»

Pour Tobias Imobersteg, membre de la CITRAP-Vaud (Communauté d’intérêt pour les transports publics) et habitant de Chexbres qui a participé aux réunions du printemps, il y va de la pérennité du Train des vignes. «À terme, la ligne n’est pas viable si une prolongation vers Berne et le Chablais n’est pas envisagée. On parle de 700 voyageurs en 2019, il y en avait 350 en 2016. L’augmentation est énorme! Et, alors que la LITRA (Service d’information pour les transports publics) estime la part modale des transports publics à près de 28% (calculée en % des distances parcourues), seuls 12% des coûts globaux sont liés au rail (80% pour la route et 7% pour l'aviation), selon l’Office fédéral de la statistique.»

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