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La débâcle collective de S3 a coûté 32 millions

En actionnant son réseau, Swiss Space Systems a notamment accumulé 4 millions de charges et d’impôts impayés.

Un coup de fil au secrétaire général de la Fédération patronale vaudoise (FPV), Christophe Reymond, pour négocier un délai de paiement des cotisations sociales impayées. C’est l’une des nombreuses démarches entreprises durant les années 2015 et 2016 par Philippe Petitpierre, alors président du Développement économique vaudois (DEV), pour soutenir la société Swiss Space Systems (S3). Le puissant patron du groupe Holdigaz fait partie de la garde rapprochée du conseiller d’État PLR Pascal Broulis. Passionné d’aéronautique, il tutoie également Philippe Leuba. À la suite des démarches qu’il a effectuées auprès de ces derniers, un prêt de 500'000 francs avait été accordé à S3 en août 2015. Cet argent avait servi à couvrir un peu plus d’un mois de salaire des employés de S3 (ils n’étaient plus payés depuis des mois), à l’exclusion des charges sociales, selon un rapport rendu par le Contrôle cantonal des finances en juin 2017.

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