Un pas décisif pour la caisse de pensions
VaudLa Fédération des sociétés de fonctionnaires a adopté le compromis proposé par le Conseil d’Etat.
L’étape la plus périlleuse de l’assainissement financier de la caisse de pensions de l’Etat de Vaud (CPEV) a été franchie ce mercredi soir à Lausanne. L’assemblée des délégués de la Fédération des sociétés de fonctionnaires (FSF) a entériné la dernière proposition du Conseil d’Etat pour réformer les pensions des fonctionnaires. Il l'a fait avec un taux d'approbation de 88%. Un vrai succès d'estime que la base à accordé à son président Jacques Daniélou qui se garde de triompher: «Nous avons obtenu le meilleur plan possible au vu de la configuration politique. Il reste qu'il s'agit pour les assurés d'un péjoration des conditions.»
Mercredi soir également, le Conseil d'Etat a formellement accepté ce plan financier, a précisé le président du gouvernement Pierre-Yves Maillard qui peine à cacher son soulagement après un marathon de négociations difficiles. SUD et le SSP, les deux autres faîtières syndicales de l’administration vaudoise, plus radicales, appellent à la grève et à la manifestation lundi prochain. Une vingtaine de syndicaliste ont manifesté ce mercredi devant le Château cantonal.
Il est pourtant peu imaginable que cette mauvaise humeur change désormais quoi que ce soit à l’accord arrêté. Il reste maintenant au Grand Conseil à entériner en juin ce compromis qui vise à conformer la CPEV à l’exigence fédérale d’un taux de couverture de 80% en 2052. Sous ce terme technique, l’obligation pour la caisse de bénéficier d’un capital permettant de financer 80% des rentes dues. Jacques Daniélou prévient:« Si le parlement apporte une détérioration à ce plan, la FSF se sentira autorisée à monter aux barricades, voire à les ériger.»
Lundi a permis de peaufiner le deal entre la délégation du Conseil d’Etat dirigée par Pierre-Yves Maillard et la FSF. Des mesures transitoires ont été mises en place pour les fonctionnaires proches de la retraite. Le passage de 60 à 62 ans comme âge minimal à la retraite ne se fera pas d’un coup, mais progressivement jusqu’en 2024.
Un deal à 4,5 milliards de francs
Mais c’est sur un marché bien plus considérable qu’a dû se prononcer la FSF, qui regroupe les instituteurs, les gendarmes, les gardiens de prisons, les cantonniers, les retraités et de nombreux employés de l’administration centrale. Le contrat s’élève à la coquette somme de 4,5 milliards de francs. Tel est le montant nécessaire pour passer du taux de couverture actuel de 62% (en réalité de 54% en raison de nouvelles normes comptables) à 80%.
L’Etat met dans l’escarcelle 2,7 milliards de francs. Il verse à la CPEV 1,4 milliard de francs tout de suite et le solde jusqu’en 2052. De leur côté, les employés doivent consentir des baisses de prestations évaluées par l’Etat à 1,8 milliard (lire l’encadré).
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Créé: 06.03.2013, 22h22
Les principales modifications
Cotisations La part employeur passe de 15% du salaire à 15,5% et la part employé de 9% à 10%.
Durée de cotisation 38 ans au lieu de 37,5 ans.
Âge minimal Aujourd’hui, les fonctionnaires peuvent partir dès 60 ans et certains (gendarmes, infirmiers, instituteurs) à 58 ans. La retraite passe à 62 ans pour les uns et 60 ans pour les autres.
Calcul de la rente Actuellement, c’est 60% du salaire calculé sur la moyenne des trois dernières années d’activité. Avec le projet sera prise en compte la moyenne des 12 dernières années (baisse de 6% des rentes).
Promotion En cas de promotion salariale, l’employé payera une cotisation supplémentaire pour avoir droit à une rente proportionnelle à son nouveau salaire.
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