Les députés Verts «dénoncent» les attaques contre Béatrice Métraux
Grand ConseilLes écologistes voient dans l'idée d'une commission d'enquête sur les prisons un test de l'UDC face à ses alliés libéraux-radicaux.
«Je dénonce.» Vassilis Venizelos, le chef du groupe Vert au Grand Conseil, a répété ces deux mots une douzaine de fois mardi matin à la tribune du parlement cantonal. Il attaquait ainsi l'UDC et le Parti libéral-radical (PLR) qui ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. Celle-ci contrôlerait la gestion du Service pénitentiaire, qui dépend de la conseillère d'Etat Verte Béatrice Métraux. L'idée fait suite à un courrier de 63 détenus des établissements de la plaine de l'Orbe (EPO), qui accusaient leur direction de «dérives» et de «règles arbitraires». Ils sont soutenus par d'anciens employés.
«Compagnons un peu gênants»
«Je dénonce les signataires de cette requête de commission d'enquête parlementaire qui ne cherchent qu'à mener une charge politique, à instrumentaliser, ce qui n'est finalement qu'un feuilleton médiatique, pour essayer de durcir les fronts en ce début de législature», a ainsi déclaré Vassilis Venizelos.
Selon lui, une telle commission serait «démesurée», alors que deux autres commissions du Grand Conseil se penchent déjà sur les accusations des détenus: celle de gestion et celle des visiteurs de prisons. «Je dénonce la logique des appareils de parti qui fait qu'une partie du groupe PLR, pourtant opposée à cette démarche, soit obligée de suivre les mots d'ordre de sa direction pour rassurer des compagnons un peu gênants qui viennent tester la fidélité de leurs alliés», ajoute Vassilis Venizelos.
Faibles chances de l'UDC et du PLR
Le texte est également signé par des élus socialistes, vert'libéraux, démocrates-chrétiens et Vaud Libre. Dès lors, si la création d'une commission d'enquête n'est soutenue que par l'UDC et le PLR, elle n'a quasi aucune chance d'aboutir lorsque le Grand Conseil votera en janvier prochain.
La prise de parole de Vassilis Venizelos est une surprise ce mardi matin. Vendredi dernier, la présidente du Grand Conseil (la Verte Sylvio Podio) avait publié un communiqué de presse pour annoncer qu'aucun débat ne s'ouvrirait après que l'UDC présente officiellement son idée. Néanmoins, il semble que les députés avaient le droit de s'exprimer à ce sujet en amont, comme ils en ont le droit pour chaque sujet et à chaque séance s'ils demandent à faire une déclaration personnelle.
Quelques minutes plus tard, le chef du groupe UDC a tout de même réagi à la tribune. «Si rien ne ressort des observations de cette commission d'enquête, c'est votre conseillère d'Etat qui sortirait grandie», a commenté Philippe Jobin.
Créé: 03.10.2017, 11h04
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