Les développeurs immobiliers pour l’intégration des constructions

AménagementRéunis en association depuis un an, ces nouveaux acteurs souhaitent peser davantage dans le développement du territoire.

Les développeurs immobiliers craigne une récession du secteur en raison de lenteurs des processus.

Les développeurs immobiliers craigne une récession du secteur en raison de lenteurs des processus. Image: Alain Rouèche - Archives

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Dans les métiers de la construction, celui de développeur immobilier est encore peu connu. Réunis en association depuis un an, ces acteurs sont relativement nouveaux dans le paysage. S’ils se targuent d’une vision globale des différentes phases d’un projet de construction, ils constituent également un maillon supplémentaire dans cette longue chaîne. Après un an d’existence de l’association, la quarantaine de membres dresse le constat de procédures trop lourdes, tout en espérant être davantage consultés.

Mais qui sont ces développeurs immobiliers? «Ce sont des gens qui ont une vue d’hélicoptère, décrit Gustave Muheim, syndic de Belmont-sur-Lausanne et président de l’association. Or celle-ci est insuffisante aujourd’hui, elle ne prend pas assez en compte l’intégration d’un projet immobilier dans son environnement.» Lui-même développeur immobilier, Robert Ischer précise: «Nous faisons le travail de chef d’orchestre en accompagnant le développement d’une parcelle, depuis le champ de patates non constructible jusqu’à l’obtention du permis de construire.»

«Nous voulons créer une nouvelle façon d’aménager le territoire en intégrant mieux lapopulation à ce processus»

Robert Ischer, vice-président de l’Association des développeurs immobiliers vaudois (ADIV)

Selon ce professionnel, vice-président de l’Association des développeurs immobiliers vaudois (ADIV), cette activité doit se développer dans le cadre de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT), où la densification de l’habitat nécessite une meilleure intégration des constructions. «C’est souvent cette question qui provoque des levées de boucliers, constate Robert Ischer. Pourtant, une réflexion en amont permet d’intégrer ce critère, tout comme d’autres, environnementaux par exemple.»

C’est que les procédures se sont complexifiées ces dernières décennies. Et ces professionnels de l’aménagement s’en sont rendu compte, eux qui ont répondu à une enquête en critiquant leur «lourdeur», ainsi que la «lenteur des administrations communale et cantonale». Le constat est tel qu’ils vont jusqu’à craindre «une récession dans le secteur de la construction». Pour le moins, ils considèrent que le manque de réactivité dans les processus de décision tend à renchérir le prix des constructions. «Nous voulons créer une nouvelle façon d’aménager le territoire en intégrant mieux la population à ce processus», déclare Robert Ischer.

Les critiques exprimées par l’association ne déstabilisent pas l’administration cantonale pour autant. Chef du Service du développement territorial, Pierre Imhof concède que les développeurs immobiliers ont leur rôle à jouer dans le développement des projets. «Ils défendent une variété d’intérêts, mais l’intérêt public doit rester prépondérant», souligne le chef de service, répondant aux remarques sur les lourdeurs administratives par la nécessité de respecter le cadre légal. Celui-ci constitue-t-il un frein à la construction? «Ce n’est pas ce qu’on observe puisqu’on n’a jamais vu autant de mises à l’enquête pour de nouveaux logements que ces dernières années.»

Le travail de lobbyisme de l’ADIV ne fait donc que commencer dans le canton de Vaud.

Créé: 29.01.2020, 19h31

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