Dix étudiants vaudois à la conquête de la Silicon Valley

FormationDimanche, dix jeunes s'envolent pour aller s’inspirer de l’esprit d’entreprise propre à la Californie dans le cadre du Silicon Valley Startup Camp.

François Briod (à g.), participant au Silicon Valley Startup Camp de 2014, discute avec Estelle Geneux (au centre) et Dina Elikan, qui décolleront dimanche pour la Californie. Image: DR

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Pour la troisième année consécutive, dix étudiants vaudois provenant de l'UNIL, de l'EPFL et de l'EHL, quitteront la Suisse dimanche pour aller explorer le microcosme de la Silicon Valley. Organisé par la Banque cantonale vaudoise, «ce camp a pour but d’immerger les jeunes étudiants dans ce lieu où l’esprit d’entreprise est tellement présent qu’il est pratiquement palpable dans l’atmosphère. Notre espoir est qu’ils s’en imprègnent et deviennent, peut-être, les Borel ou les Kudelski de demain», explique Marisa Scaramuzzino, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise à la BCV.

Sur les 70 dossiers reçus, 20 étudiants «qui ont manifesté un esprit entrepreneurial ou en tout cas un germe», ont pu exposer leur idée de startup ou leur motivation et dix d'entre eux, provenant de facultés diverses, ont été retenus. Workshop pour apprendre à vendre son idée (pitcher), soirées réseautage, visite des grands acteurs tels que Facebook, le programme est intense et inspirant. «Un étudiant de la première édition est resté sur place et deux participants de l'an dernier, qui ne se connaissaient pas avant le camp, ont monté ensemble leur propre startup, Technis, qui connaît déjà un certain succès». Clément Javerzac-Galy, 24 ans, doctorant en physique à l'EPFL, sera de la partie cette année et nous fait part des ses impressions deux jours avant le départ:


Avez-vous déjà une idée de startup en tête?
Oui, il s'agit d'un modem qui fonctionne sur la base de la physique quantique, projet que je réalise dans le cadre de mon doctorat. L'idée est que de nos jours, nous utilisons des 0 et des 1 pour faire des calculs et envoyer des informations autour de la Terre. Pour faire des calculs plus puissants et avoir des infos plus sécurisées, on peut se baser sur la superposition de 0 et de 1. Actuellement, nous sommes capables de réaliser ces calculs et des transférer l'information, mais personne n'a encore créé un bloc qui permet de convertir cette information du processeur quantique à la fibre optique et vice versa, tout en conservant ses propriétés quantiques. Ce bloc serait à la base de futurs réseaux quantiques, similaires à internet.

Vous êtes donc déjà familier du monde entrepreneurial?
J'ai déjà eu l'occasion de travailler pour une startup de l'epfl qui développe des microphones optiques. Pour mon propre projet, j'ai déjà rencontré un «business angel», un alumni de l'EPFL qui m'aide à mettre les choses au clair et réaliser un planning pour les prochaines années. Pour ce qui est des technologies et des finances, j'ai déjà pu avoir quelques contacts, en particulier avec Google X.

Qu'est-ce qui vous a poussé à postuler pour ce camp?
La plupart des techniques sont développées dans la Silicon Valley. C'est aussi là-bas que les startups du type Intel ou Google sont devenus les grands groupes d'aujourd'hui. C'est une super opportunité de voir comment fonctionne cet écosystème. Ma motivation est double: je souhaite à la fois porter mon propre projet en me faisant des premiers contacts sur place, ainsi que rencontrer d'autres étudiants motivés. Je suis tout à fait partant pour de nouveaux projets.

Quelles sont vos attentes?
Je souhaite me rendre compte de comment ça se passe dans la Silicon Valley. Je n'ai toujours pas choisi quel endroit serait le meilleur pour donner vie à mon projet. Ici il y a un terrain très fertile mais là-bas tout va plus vite, il y a des capitaux plus importants et des partenaires à disposition. Je veux tout d'abord voir de plus près comment transférer les technologies à la société. Les faire sortir des tiroirs des labos afin qu'elles soient utiles à tous.

Espérez-vous développer des compétences très pratiques utiles aux entrepreneurs, comme le pitching par exemple, lors des workshops proposés?
Tout à fait. C'est un peu le nerf de la guerre d'un jeune entrepreneur. Il est plus qu'important de savoir comment communiquer avec les acteurs de cet écosystème, surtout lorsqu'on est jeune. Il faut savoir ce qu'ils veulent entendre pour pouvoir pitcher de manière efficace et faire passer son idée très rapidement. C'est vraiment primordial de maîtriser ce type d'outils pour se faire une place dans cette jungle entrepreneuriale.

Créé: 30.08.2015, 08h54

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