Passer au contenu principal

Dix millions pour sortir la tête de la boille à lait

La situation de la filière du lait de centrale est jugée critique par Prolait. Le Canton annonce sept mesures destinées à doper qualitativement la production.

«Dans bien des exploitations vaudoises, c’est encore le grand-père qui trait. Mais quand il arrive à l’âge de 70-75 ans et qu’il se dit que cette fois-ci il ne peut plus, ça provoque souvent un déclic dans l’esprit des agriculteurs. Et une des solutions les plus simples, c’est tout bonnement d’arrêter la production laitière.» Paysan à Puidoux, Nicolas Glauser sait de quoi il cause. À la tête d’un troupeau d’une trentaine de vaches, ce député UDC au Grand Conseil perpétue avec son épouse la tradition familiale malgré tout. «Si on divise le revenu de l’exploitation par les heures qu’on y consacre ma femme et moi, on arrive en dessous des 20 francs de l’heure. Alors allez motiver quelqu’un à ce tarif-là…», reprend-il. Lui, il avance comme argument la passion, celle qui fait que quand on aime on ne compte pas, pour expliquer pourquoi deux fois par jour il trait encore ses 35 bêtes.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.