La droite craint que les entreprises publiques ne passent à gauche

VaudLa majorité rose-Verte du Conseil d’Etat peut influer sur la gestion de la BCV ou de Retraites populaires. Elle ne semble pas l’avoir fait.

Le député libéral-radical Guy-Philippe Bolay développera une interpellation lors du Grand Conseil mardi.

Le député libéral-radical Guy-Philippe Bolay développera une interpellation lors du Grand Conseil mardi.

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Mardi au Grand Conseil, le député libéral-radical Guy-Philippe Bolay développera une interpellation sur la gouvernance des entreprises publiques. Il demande que les administrateurs nommés par l’Etat fassent preuve d’indépendance, défendent d’abord l’intérêt de l’entreprise et ne reçoivent des instructions du gouvernement que dans «des cas exceptionnels déterminés».

Derrière ces demandes, le cauchemar de la droite vaudoise: la majorité de gauche du Conseil d’Etat va-t-elle dicter sa loi et sa politique à des entreprises comme la Banque cantonale vaudoise, Retraites populaires, l’ECA ou Romande Energie?

«C’est pour réagir à deux passages du programme de législature que j’ai rédigé cette interpellation», explique Guy-Philippe Bolay. En effet, le Conseil d’Etat se propose d’assurer une «cohérence entre représentation de l’Etat et mise en œuvre des politiques publiques ».

Il entend mener avec les entreprises publiques «une politique coordonnée en matière d’investissements dans le tissu industriel cantonal». «On comprend que la BCV investisse dans le tissu industriel vaudois, critique Guy-Philippe Bolay. Cela apparaît nettement moins évident pour l’ECA ou Retraites populaires qui doivent être d’abord au service de leurs assurés.»

La vision de gauche est différente. Le secrétaire du Parti socialiste vaudois Arnaud Bouverat, secrétaire du Parti socialiste vaudois, estime certes qu’il faut éviter des interventions directes du Conseil d’Etat sur tel ou tel dossier, mais bien garder un certain contrôle sur les entreprises publiques: « Par exemple, il est nécessaire de créer des logements pour lutter contre la pénurie, pas de spéculer sur les matières premières ou dans des fonds à la Madoff. Il y a eu assez d'erreurs dans le passé, il s'agit juste de ne pas les reproduire. Si les entreprises publiques ne favorisent pas l’intérêt général, à quoi cela servirait qu’elles soient en mains publiques?»

Reste que la majorité en place depuis janvier n’est pas intervenue dans la gouvernance des entreprises en main publique. Guy-Philippe Bolay le reconnaît, tout comme les premières intéressées.

Créé: 19.11.2012, 16h40

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