La droite vaudoise se donne le temps de créer une stratégie

Elections fédéralesL’enjeu des élections cantonales oblige les présidents des partis bourgeois à poursuivre le dialogue. Une alliance pour les fédérales d’octobre est compromise.

Frédéric Borloz, président du PLR, avait promis depuis plusieurs mois d'organiser une rencontre avec les présidents des partis de la droite vaudoise.

Frédéric Borloz, président du PLR, avait promis depuis plusieurs mois d'organiser une rencontre avec les présidents des partis de la droite vaudoise. Image: CHANTAL DERVEY - A

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les partis de la droite vaudoise n’ont pas dit leur dernier mot. Leurs présidents le promettent. Très attendue par les militants et les élus, une rencontre a réuni ce vendredi les présidents des partis bourgeois à quatre mois des élections fédérales. A la sortie de la réunion, le mot d’ordre était «no comment». Car l’enjeu est sur le long terme. Entendez par là les cantonales de 2017.

Où en est-on désormais? La rencontre de vendredi réunissait notamment Frédéric Borloz pour les libéraux-radicaux (PLR), Fabienne Despot pour l’UDC, Axel Marion et Claude Béglé pour les démocrates-chrétiens, et François Pointet pour les Vert’libéraux. Ces trois derniers parlaient pour l’entier des partis du centre.

S’ils ne pipent mot officiellement, c’est que les discussions continuent. «Il faut les laisser aller de l’avant. Notre silence n’est pas le synonyme d’un échec que nous voudrions cacher», explique un participant à la réunion.

Reste que les positions auront de la peine à bouger. D’abord, les centristes répètent depuis plusieurs mois qu’ils ne veulent pas s’allier à l’UDC pour les élections nationales. Deuxièmement, l’idée d’un apparentement avec l’UDC donne de l’urticaire à une frange non négligeable des militants du PLR. Idem parmi les élus.

Enfin, l’UDC conditionne toute alliance à un apparentement, comme l’a décidé son Congrès en mars. «Quant à une simple alliance, elle paraît compromise. Les centristes nous ont carrément fermé la porte depuis des mois», note un député UDC.

Un enjeu double
L’enjeu est désormais double. A court terme, c’est le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats. Il s’agit de s’assurer que le candidat bourgeois le mieux placé au premier tour obtienne le soutien des autres partis de droite au second tour. Le but: ravir la place du sortant Vert Luc Recordon.

Le PLR mise tout sur son candidat, le municipal lausannois Olivier Français. Mais à l’interne de l’UDC, nombreux sont ceux qui répètent ne pas vouloir être les porteurs d’eau du PLR.

A partir de là, les discussions s’effectueront avec, en point de mire, l’élection au Conseil d’Etat en 2017. La droite y a perdu sa majorité en 2011. «Une alliance entre tous les partis de droite n’a de sens qu’en cas de majorité, note un élu centriste. Nous ne le voulons pas pour le Conseil des Etats cette année, car les positions de l’UDC Suisse sont trop éloignées des nôtres. Mais une entente pour le Conseil d’Etat reste une option envisageable. La politique cantonale de l’UDC n’est pas identique à celle du parti suisse.»

Créé: 03.07.2015, 18h07

Articles en relation

Avenir compromis pour la stratégie libérale-radicale

Elections fédérales Les présidents des partis de la droite et du centre se réunissent la semaine prochaine. La grande union est déjà morte. Plus...

Les centristes vaudois rodent leur alliance

Elections fédérales Dragués par la droite, les petits partis se cherchent une position commune sur plusieurs thèmes. Plus...

Un judoka se mue en candidat pour muscler la liste du PLR

Vaud Le Parti libéral-radical lance Sergei Aschwanden dans la course au Conseil national Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.