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La droite veut baisser les impôts de 300 millions

Le premier «paquet fiscal» de la Fédération des contribuables mixe impôt sur la fortune, proches aidants et primes maladie

Keystone

«Avec un excédent de revenus de 600 millions de francs par an, le Canton n’aura aucune peine à supporter une baisse d’impôts de 200 à 300 millions.» C’est le credo martelé jeudi par Loïc Hautier, le président de la Fédération des contribuables (FEDCO). Celle-ci, créée l’an dernier par plusieurs politiciens de droite, a présenté son premier «paquet fiscal» de six mesures. Elles seront défendues au Grand Conseil par des députés libéraux-radicaux, UDC et Vert’libéraux.

Pour Loïc Hautier, «il n’y a plus de raison de repousser les réflexions sur la fiscalité des personnes physiques, alors que les baisses de la RIE III pour les entreprises sont entrées en vigueur. Il faut agir, sinon les excédents de l’État risquent d’être siphonnés.» Première idée: augmenter à nouveau les déductions fiscales pour les primes d’assurance maladie. C’est-à-dire aller plus loin que l’initiative «Une baisse d’impôt pour la classe moyenne», déposée par les fondateurs de la FEDCO et validée par le Grand Conseil. Autre mesure phare: baisser le bouclier fiscal de 60% à 50% pour les revenus les plus élevés. «Le message à donner est clair: Vaud n’est pas dans la haine du riche», explique Loïc Hautier.

La FEDCO imagine aussi des déductions pour les proches aidants, les propriétaires d’installations photovoltaïques, les patrons de PME et les personnes qui retirent leur 2e ou leur 3e pilier. En outre, le Canton devrait compenser toutes les baisses que ces mesures engendreraient pour les Communes.

Claire Richard et Philippe Jobin, respectivement chefs du groupe Vert’libéral et du groupe UDC au Grand Conseil, assurent que leurs partis soutiendront ces mesures. Tous deux membres du comité stratégique de la FEDCO, ils parlent de «renvoi d’ascenseur» et de «retour de balancier» en faveur des contribuables. Leur homologue PLR Carole Dubois est enthousiaste, mais plus réservée sur la question de l’impôt sur la fortune. «Le PLR a créé un groupe de réflexion sur ce sujet. Nous prenons acte de ces propositions, car les personnes physiques doivent bénéficier de la bonne santé financière du canton.»

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette modération. D’une part, le ministre PLR Pascal Broulis goûte peu l’idée de diminuer l’impôt sur la fortune. D’autre part, les organisations patronales appellent à une réforme bien plus large de cet impôt. Contactée, Claudine Amstein, directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), le confirme: «Le Canton fait face au risque de perdre de gros contribuables, et augmenter des déductions ne résoudra pas le problème. Je crains que cela retarde la réflexion globale sur la fiscalité de la fortune.»

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