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La droite veut des peines planchers pour les dealers

Débat-fleuve autour du deal de rue, pour demander à Berne de durcir la loi sur les stupéfiants. La gauche perd sur le fil.

Le PLR Grégory Devaud a fait passer son initiative. Avant les Chambres fédérales, le Conseil d’Etat devra se positionner.
Le PLR Grégory Devaud a fait passer son initiative. Avant les Chambres fédérales, le Conseil d’Etat devra se positionner.
Jean-Bernard Sieber

Des élus qui débattent avec verve de la problématique du deal de rue? Comme un air de déjà-vu. Mardi, c’est encore une fois le Grand Conseil qui a empoigné ce thème sensible. Il avait à traiter quatre objets parlementaires déposés il y a plusieurs mois, du temps de l’offensive médiatique du cinéaste Fernand Melgar contre le deal aux abords des écoles. La proposition la plus clivante émanait du PLR Grégory Devaud: une initiative soumettant aux Chambres fédérales un durcissement de la loi sur les stupéfiants. Ceux qui dealent dans l’espace public doivent aller en prison. Au moins 6 mois pour les récidivistes. Et chaque camp de répéter les mêmes arguments. La gauche pointant «l’échec de la guerre à la drogue», une répression «inefficace qui ne fait qu’accentuer la surpopulation carcérale». 60% des détenus sont en cabane pour une affaire de drogue, sera-t-il martelé. La droite refusant, elle, le «fatalisme»: «Des peines planchers ne servent à rien? Mais ne rien faire, ça sert à quoi?» lance le président du PLR, Marc-Olivier Buffat. Résumé des faits saillants.

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