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«L’école inclusive table sur notre bon coeur»

Les assistants à l'intégration mettent la pression sur l'Etat: leur travail, non reconnu, est l'un des noyaux de l'école pour tous.

Une soixantaine d’assistants à l’intégration, qui sont en grande majorité des femmes, ont manifesté jeudi devant le Département de la formation pour réclamer un statut clair à la rentrée scolaire.
Une soixantaine d’assistants à l’intégration, qui sont en grande majorité des femmes, ont manifesté jeudi devant le Département de la formation pour réclamer un statut clair à la rentrée scolaire.
ODILE MEYLAN

Une semaine de camp avec spéléologie et canoë, pour une paie forfaitaire de 120 francs par jour, tout compris. Christelle* a beau «adorer les enfants» et aimer son travail, elle a décliné la proposition, à contrecœur. Si elle avait accepté, cette mère de famille énergique aurait eu pour tâche d’encadrer la fillette trisomique qu’elle suit depuis plusieurs années en tant qu’assistante à l’intégration dans une classe de l’école publique. Afin de soulager les enseignants, elle aurait en outre constitué, comme à son habitude, un petit groupe avec l’ensemble des élèves en difficulté, dont elle aurait eu la charge.

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